Ce film c’est d’abord une claque esthétique. Les décors sont somptueux, l’image magnifique et l’atmosphère envoûtante.
Dès le départ l’intrigue cherche à nous dérouter, avec une cérémonie traditionnelle où l’on découvre que la mariée est une enfant de … 6 ans? Et que le jeune garçon qui lui sourit n’est pas son futur mari mais son beau frère. Puis on nous fait croire que c’est un film fantastique. Et non! Détournant les codes de Bollywood, la réalisatrice s’en donne à cœur joie pour dénoncer les travers de la société indienne : les castes, la place de la femme, la religion, les mariages forcés, etc. Et derrière le sourire de Bulbbul, les bijoux et le décor de rêve c’est bien une histoire d’horreur, tragique, qui nous est racontée là. Celle des femmes dans un univers d’homme. D’ailleurs le film illustre parfaitement ce propos, puisque l’héroïne est une femme, mais qu’elle sert surtout à dépeindre les hommes qui l’entourent.
Seule critique, la fin sombre un peu dans la facilité. Mais on pardonne ce petit écart tant cette pépite surprend dans le cinéma indien.
Pour moi, un film à voir, qui ne laisse pas indifférent.