Tous les films d'Almodovar sont un peu auto-biographique, mais Douleur et gloire l'est beaucoup. Le récit est fait de souvenirs en quelque sorte, le personnage joué par Antonio Banderas est un alter-ego d'Almodovar qui soit se rappelle, soit met en scène son passé ou retrouve des vieilles connaissances. Le scénario est plutôt bien construit et agencé et regroupe une fois de plus les thématiques fétiches du cinéaste ibère. Du côté de la réalisation, ça éclate de couleurs vives et d'une plasticité des décors et bibelots Art Moderne. La distribution ne reprend que deux interprètes historiques d'Almodovar, Antonio Banderas et Pénelope Cruz, c'est bien ça change un peu pour le reste.