Si vous vous demandez si Interstellar est une expérience digne du septième art. Ne vous posez pas la question, le spectacle est grandiose. Mais arrêtons de sans cesse comparer les films d’espace avec 2001 : l’odyssée de l’espace, le chef d’œuvre de Stanley Kubrick. Près de cinquante ans plus tard, il est certain que nous trouverons des films qui s’y référencent. Concentrons-nous sur ce dernier Nolan à ne vivre que sur grand écran. Si presque trois heures peuvent sembler longues, on a pourtant l’impression que tout va trop vite. Les personnages tentent en vain des explications presque incompréhensibles pour un spectateur non scientifique. On arrivera cependant à trouver la voie du film et on s’y plait. Mais le réalisateur a préféré de nombreux plans rapprochés de ses vaisseaux plutôt que de nous laisser planer dans l’espace, dommage. Ensuite les musiques omniprésentes ne sont pas toujours bien choisies. On sent parfois l’apocalypse devant nous, alors qu’un long silence aurait été davantage perturbant. Les acteurs eux sont épatants, on se sent auprès d’eux. C’est grâce à la direction d’acteurs de Christopher Nolan qui accorde toujours une importance à la sincérité de ses personnages. Pour conclure, on aurait aucune surprise à se retrouver devant une fin ouverte propre au cinéaste. Non, les trois heures sont bâclées au nom de l’amour ! Interstellar est une expérience visuelle et scénaristique à voir malgré ses défauts pardonnables, mais la fin elle, annule tout crédit en ce que l’on attendait.