Le scénario manque déjà grandement d'originalité mais ça ne me rebute plus (nombre de films reprenant des thèmes abordés et réabordés sont excellents, après tout). Les critiques, plutôt positives, me motivaient d'autant plus à le regarder.
D'abord, des personnages principaux monstrueusement caricaturaux : un "pédé" passant ses nuits dans des bars gays, baisant à droite à gauche, pseudo-intello, rejeté par son père -qu'il finira par pleurer à son chevet à la fin du film (ce spoiler n'en est pas un, le film n'est pas à suspens, croyez-moi)-. A côté de ça, un "hétéro" marié, heureux, enfants, maison de vacance, qui aime baiser -mais n'y parviendra plus après sa rencontre avec le mystérieux "pédé"-. Enfin, les acteurs sont plutôt bons, ce qui excuse presque le niveau de caricature de leurs personnages.
Ensuite, reconnaissons un point positif au film : son agencement ; des morceaux de scènes un peu éparpillés qui donnent un résultat plutôt très bon. Mais pour dire quoi ? Des discussions pseudo-philosophiques entrecoupent le cours du film -s'il en existe un- l'hétéro un peu débile est fasciné par les saintes paroles de son ami l'homo-intello qu'il parvient à peine à suivre dans ses réflexions nihilistes qu'un enfant de quatre ans comprendrait sans peine. On est censé rester bouche bée devant le discours de ce brave garçon qui, en vérité, nous laisse plutôt à penser qu'il est un prétentieux et très sûr de lui pauvre mec.
Mais non ! Je ne peux pas dire ça : son papa l'a tristement mis à la porte lorsqu'il a découvert son homosexualité et le pauvre garçon en garde une éternelle cicatrice qui l'oblige à s'enfermer dans le sexe et ne s'attacher à personne ! Bon, que tout le monde se rassure, comme dit plus haut, à la fin du film, il consent à se réconciler avec son père qui est à l'article de la mort.
Un film à oublier au plus vite (d'ailleurs j'écris cette "critique" quelques minutes après visionnage et ai déjà oublié la fin que j'ai, pourtant, bien sentie passer).