L'Homme qu'on aimait trop par Quintin Leneveu
En adaptant l'affaire Agnelet, Technié s'attaque à un genre de plus en plus (trop ?) répandu actuellement : l'adaptation de fait divers. Et de fait, il n’échappe pas a tout les défauts du genre : mettre en image une histoire connue, ne gratter que la surface des choses et des personnages, raccourci trop facile,... Du coup, le film ne parvient que rarement à sortir son épingle du jeu du coté mise en scène ou scénario. Mais si le film n'est pas mauvais malgré tout, c'est grâce à ses acteurs. Catherine Deneuve et Guillaume Canet y sont excellent (même si ce dernier en fait parfois trop) mais c'est surtout Adele Haenel qui donne au film sont intérêt. De film en film, elle ne cesse de prouver son talent et dans ce dernier, même si il n'est pas le meilleur exemple, elle y est splendide. Que ce soit lors de déferlement d’émotion qu'elle semble plus vivre que joué ou lors de cette séquence de danse où, à l'image de Greta Gerwig, elle semble complètement quitter son corps, entraînant le spectateur dans son rythme propre.
Bref, un film correct qui vaut surtout le détour pour ses acteurs et surtout son actrice.