People : Jet Set 2 par Philounrs
Je ne saurais le comparer au 1er du nom ne l'ayant pas vu. Mais il doit s'agir de l'un des films les plus inintéressants du cinéma. Tout, absolument tout, est consternant dans ce film.
L'histoire se résume à nous étaler,comme un paté en croûte faisandé sur un crouton de pain moisi, la vaccuité des people sur fond de romance gay (mon résumé est mauvais mais toujours meilleur que ce film)
Rien ne nous sera épargné. Des acteurs pitoyables qui se demandent ce qu'ils peuvent bien foutre là : ah oui le cachet me paie les 3 mètres supplémentaires de mon yacht. Leur prestation nous ferait croire que le père Fouras est passé par l'actor studio.
Des gags - j'ai oublié de vous prévenir c'est censé être une comédie - plus réchauffé que ça tu bronzes dans le réacteur de Tchernobyl.
Un petit florilège : gay=chorégraphie village people (je vous la fait court mais certainement pas plus que le torche c. qui a servi au scénar de cette bouse)
Ainsi que le gag mémorable de la biquette qui nous aura tellement surpris par la fraicheur et la spontanéité qu'elle apporte à ce film.
La première fois qu'on la voit on peste contre ce gag tellement éculé qu'il ferait passer Jeanne Moreau pour une jeune aspirante au cinéma.
La deuxième fois on a envie d'égorger le projectionniste pour qu'il arrête de nous passer en boucle les scènes du film les plus pourries (c'est étonnant mais on peu classer les scènes... du plus mauvais au plus merdique).
La troisième fois on court vers la banlieue la plus proche pour acheter du trinitrotoluene que l'on ira déposser aimablement à la face de Fabien Ontoniente ainsi que tous les endroits qui possèdent une copie de cette souillure visuelle.
Le comble est que ce truc "cache" une publicité éhontée pour les Guetta et le parfum Ibiza qu'il sortaient à l'époque. Dans le film ça donne : le personnage principal du film travaille pour faire la pub d'un parfum qui s'apelle Ibiza, sorti par les Guetta. Vous aurez remarqué la subtilité de la chose.
Je vous laisse avec un extrait d'une interview de Rupert Everett au sujet du fim qui en dit encore plus que ce que je viens d'écrire...
Q : "People" aurait un côté un petit peu "Fellinien" d'après vous ?
R : Le fait d'avoir gardé de vrais fêtards qui sont restés avec nous pendant le tournage à l'automne, ça donnait un côté Fellini à l'ensemble. Ca a beaucoup approfondi le jeu, à l'instar d'un classique comme "La Dolce Vita", où tous les figurants sont de vraies personnes qui habitent Rome. Normalement, dans les scènes tournées en boite, les figurants sont costumés par les costumiers du film. C'est alors très difficile de trouver une vérité parce qu'il y a toujours une espèce de couleur "vanille", un peu fade et un peu fausse... Nous, on avait des vrais fêtards qu'on n'aurait pas pu imaginer nous-mêmes.
Q : Vous avez préféré tourner avec la chèvre qu'avec Ornella Muti ?
R : Non, ça ce n'est pas vrai (rires) ! Mais la chèvre était quand même hallucinante ! C'est toujours bien quand tu dois travailler avec un animal, parce qu'il faut que tu laisses ton ego de côté ! L'animal fait ce qu'il veut. Et toi, tu dois t'adapter. C'est un excellent exercice ! Par ailleurs, Fabien est un très bon directeur de chèvre. Et la chèvre s'est laissée séduire !