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Elle court, Salt. Elle ne s’arrête pas. Elle saute d’un camion, prend un coup, donne deux claques, se jette par la fenêtre et retombe, la mâchoire serrée et le brushing nickel. Agent de la CIA, elle est accusée d’être une taupe russe, et là, c’est la cavale. Mais cavale de haut vol : fusillades, poursuites, parkours improbables et retournements à faire pâlir un Rubik's Cube sous acide. La question : qui est vraiment Evelyn Salt ? Et surtout : pourquoi on n’arrive pas à décrocher de ce bazar orchestré ?
Phillip Noyce, c’est pas Hitchcock mais il sait y faire. Depuis Calme Blanc, il emballe ses scènes comme un horloger suisse sous coke : net, sec, efficace. Dans Salt, il fait claquer l’action sans flonflon, avec une mise en scène qui préfère l’élan à la logique. On n’est pas là pour réfléchir, on est là pour courir. C’est du thriller pur sucre, version années 2000 : parano, gadgets, agents doubles et triple trahisons, façon puzzle post-guerre froide.
Et puis y a Angelina. Jolie, forcément, mais surtout redoutable. Elle joue Salt avec une intensité d’acier trempé. Elle ne parle presque pas, mais chaque regard semble contenir un champ de mines émotionnelles. Le film, c’est elle. Elle porte tout. Liev Schreiber fait le job, sérieux comme un patron de la DGSI, et Chiwetel Ejiofor tente d’exister entre deux scènes, mais faut pas trop lui en demander.
Est-ce crédible ? Pas vraiment. Est-ce jouissif ? Absolument. Salt ne réinvente rien, mais il roule vite, cogne fort et fait le boulot. C’est du popcorn salé, avec une pointe d’adrénaline, à consommer sans bouder son plaisir. Un plaisir un peu coupable, peut-être, mais assumé.
Et après tout, on n’a jamais demandé à un train lancé à pleine vitesse de respecter le code de la route.