L'intérêt du film solo Sony n'est pas vraiment dans son scénario relativement simple.
Une jeune chanteuse d’un orchestre un peu miteux, ‘’Sunny’’, résolument avide de liberté, traverse de nombreuses péripéties tant sur le plan professionnel que sentimental mais tente de percer coûte que coûte pour accéder à son rêve de star adulée. Elle finit par se faire évincer de son groupe historique de troisième zone, rencontre un philosophe, le quitte, est courtisée par de nombreux hommes qui ne lui conviennent pas mais continue coûte que coûte.
L'intérêt du film est ailleurs que dans le scénario donc. Il réside selon moi, plutôt dans le témoignage d'une époque révolue : La RDA des années 70-80. Prises de vues et montage sont effectué avec grand soin et le métrage devient ainsi un véritable témoignage du mode de vie local de l'époque. Voiture, bouilloire, intérieur d'appartements, habits, téléphone, immeuble… l'ensemble est quasi documentaire.
Le réalisateur parsème en outre le film de petits plans de quelques secondes, a priori anodins et sans intérêt mais qui donnent un charme indéniable et un brin désuet au film : des pigeons qui roucoulent, une cour d'immeuble, la façade d’un immeuble entier vue de la voie ferrée… l'ensemble est traité avec grand soin et cela se voit.
L'actrice (Renate Kroessner = Sunny / Ingrid) incarne très bien son rôle, Ralf (Alexander Lang) le philosophe également, ainsi que bon nombre de seconds rôles.
Un film à voir pour se replonger dans l’époque.