Star Wars - Épisode III : La Revanche des Sith par LioDeBerjeucue
"Fear is the path to the dark side. Fear leads to anger. Anger leads to hate. Hate… leads to suffering."
C'est un peu manichéen. On essaie de nous montrer que la chute d'Anakin est romantique : Anakin a un complexe d'Oedipe mal résolu, qu'il reporte sur Padmé, sa femme - trophée. Quand il la perd, il perd tout et choisit définitivement, faute de mieux, par désespoir le coté obscur (on verra dans l'épisode VI que ce n'est pas aussi évident, et que, comme le dit Padmé sur son lit de mort, il y a encore quelque chose de bon en lui, et ce quelque chose de bon, c'est sa descendance).
Je dis "par désespoir", parce que la scène ou Dark Sidious fait de lui son apprenti, en changeant son nom en Dark Vador n'est pas révélatrice selon moi de l’adhésion d'Anakin à l'Empire. Il a plutôt l'air d'un fantoche. Quand il dit à Padmé qu'il croit en l'Empire, il n'en est pas si certain.
Il croit à un idéal républicain qui n'existe plus, il est contre une certaine uniformisation de la pensée, qu'elle soit dominée par les Jedi (et je ne suis pas loin d'être d'accord avec lui, je pense que les Jedi étaient au bord du coup d'Etat et que ça n'aurait pas forcément aidé la démocratie) ou par l'Empire , mais là où il a tord, c'est qu'il s'estime capable de pouvoir mieux faire, tout seul, ou au moins avec Padmé, on va destituer l'Empereur et régner ensemble en despotes éclairés sur la galaxie.
Disons que la réelle utilité de cette trilogie "Dark Vador : origins", c'est précisément de briser dans la seconde trilogie le manichéisme du personnage de Vador. S'il est si méchant, c'est qu'il a beaucoup souffert, et en vrai, il n'est pas si méchant. D'en faire un personnage cool, et de montrer que tout le monde a droit a la rédemption. C'est plutôt chouette.
Le vrai désespoir, c'est celui d'Obi-Wan. Quand Anakin devient Vador, Obi-Wan perd un fils spirituel, un ami, un frère (dans le sens frère d'arme), et surtout, c'est un échec personnel pour lui. Cette scène m'a fait de la peine (je suis sensible aux bromances) alors que finalement l'ensemble du film m'a en touché une sans faire bouger l'autre.