C’est comment Until Dawn la mort sans fin? Clover et ses amis partent pour une vallée reculée à la recherche de sa soeur disparue où ils vont être traqués et revivre le même cauchemar plusieurs fois. C’est l’adaptation d’Until Dawn, un jeu que j’ai beaucoup aimé. En tant que film d’horreur, ça va, ce n’est pas si mauvais que ça, il y a des idées. Par contre, en tant qu’adaptation ce n’est pas réussi. Mais ça va clairement plaire aux gens qui veulent juste un film fun, stressant avec des morts à outrance, sans cherche plus loin.
Parce qu’une adaptation doit garder l’essence de l’original, peu importe, le contexte, les personnages, ou même l’histoire, tout ça peut être différent. Mais ici l’essence même du jeu n’est pas là, du coup pourquoi l’avoir appeler Until Dawn? À part les nombreux clins d’oeil, références et un acteur du cast original, il n’y a pas grand chose venant du jeu. Ça ressemblerait plus à un mélange entre la Cabane dans les bois et Happy Birthdead. Dans le jeu, on commençait par quelque chose de très cliché, presque une parodie de Slasher, pour finir sur des idées plus étoffées. Ça parlait de vengeance, de deuil, de confiance, avec sa touche de mystique et un côté mystère intrigant. Ici, c’est beaucoup plus superficiel, comme une espèce de pêle-mêle des films d’horreur des années 2000, même si certains concepts sont intéressants.
Le concept de revivre la nuit à l’infinie est plutôt sympa. Ça permet surtout de palier le concept du jeu, la mort permanente. Parce que finalement, ça ne sert qu’à nous montrer des morts gores, sanglantes et parfois originales. Sans ça, le film n’aurait pas de vrai intérêt. Ça ajoute tout de même une dose de fun, ça maintient le rythme pour ne pas s’ennuyer. Par contre, les personnages ne sont pas intéressants, pas attachants et sans charisme, à part le Dr Hill.
La réalisation est plutôt intéressante, il y a de bonne idée de mises en scène, des décors qui rendent bien à l’écran, même si peu nombreux. Il y a une vraie ambiance visuelle de film d’horreur classique, tout comme l’ambiance sonore réussie. Le casting est oubliable, sauf Peter Stormare.