Quand j’ai lancé Layers of Fear, je m’attendais à un jeu d’horreur avec un minimum d’exploration. Ma faute de ne pas m’etre renseigné dessus avant, mais comme il trainait dans ma bibliothèque steam depuis des mois et qu’il me fallait un jeu pas très long pour m’occuper avant la sortie de Monster Hunter World, LoF me semblait être un bon choix. Mais je me suis vite rendu compte après 5 minutes de jeu, une fois qu’on visite la maison des horreurs, la où tous les drames qu’on découvrira ont étés comis, que le jeu sera uniquement structuré de couloirs infinissable.
Mais l’histoire paraît bien narrée. A travers une peinture, on voyage comme dans la tête de l’artiste que l’on incarne et on vit une très bonne expérience contemplative. On découvre tous les côtés bons comme mauvais de notre personnage qui sombre peu à peu dans les ténèbres plus sa toile, son œuvre ultime, se dessine. Au fil des couloirs parsemés d’horreur, de message de haine comme écrit par son inconscient, on est plongé dans une ambiance particulière où la musique et les bruitages jouent énormément sur le ressenti. Mais d’un côté je regrette de ne pas avoir vu des énigmes plus élaborés et plus nombreuse, un gameplay un chouïa plus poussé, des moments plus angoissants... comme si les développeurs avaient tout misés sur la direction artistique, qui est le point fort du jeu il faut le dire, en délaissant le reste.
Évidemment ce n’est pas un mauvais jeu. Comme je dis, certains moments sont effrayants, surprenant, l’intrigue du peintre qui pris sa femme comme muse et qui éprouve du dégoût envers elle après son accident est même fascinante. A vous de vous laisser tenter par un moment dans la tête d’un artiste fou et père de famille, parce que Layers of Fear ne vous propose que quelques heures de jeu. Personnellement ça ne m’a pas convaincu plus que ça.