Cover Lues en 2025

Lues en 2025

Et nous entrons désormais dans la 13e année de ma traditionnelle liste de mes lectures de l'année !

Liste de

59 BD

créée il y a environ 2 mois · modifiée il y a environ 9 heures
Les Misérables, tome 3
7.3

Les Misérables, tome 3 (2014)

Sortie : 8 octobre 2015 (France).

Manga de Takahiro Arai

arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Janvier]

Emprunté à la bibliothèque.

J'avais commencé cette adaptation en manga l'année dernière et les deux premiers tomes m'avaient beaucoup plu, j'avais donc hâte de continuer ma lecture.

Je n'ai pas lu le roman original de Victor Hugo, j'ai découvert réellement cette histoire l'an dernier en visionnant (et appréciant) l'adaptation en film de la version anglophone de l'adaptation en comédie musicale de l'oeuvre, donc lire cette version manga est très sympa puisque ça me permet de voir un autre point de vue sur les Misérables, et surtout Takahiro Arai a plus de place pour raconter l'histoire et peut donc adapter plus de passages du livres, donnant plus de contexte aux évènements et permettant de développer davantage les personnages.

Bref, j'étais très content de me replonger dans l'ambiance si particulière des Misérables, ça m'a même redonné envie de voir le film de Tom Hopper, surtout que ce tome s'ouvre sur la première grosse confrontation entre Jean Valjean et Javert quand ils découvrent Fantine dans les bas-fond, et j'adore les face à face entre ces deux persos, leur jeu de chat et de la souris. On a plusieurs de leurs tête à tête dans ce tome, dont un qui va assez loin, donc je me suis vraiment régalé. Il faut dire que le personnage de Javert est bien entendu assez fascinant, c'est une incarnation implacable et intransigeante de la Loi, pourchassant sans relâche Valjean. J'aime le détail qu'il parle carrément avec des bulles carrés là où tous les autres parlent en bulles arrondies.

L'autre bon point de ce tome c'est qu'on a toute l'affaire avec Champmathieu (les persos ont toujours des noms incroyables dans cette histoire), qui était vraiment passée rapidement dans le film de la comédie musicale, et ici c'est beaucoup plus développée et c'est tout une séquence assez formidable pour les dilemmes terribles que ça provoque chez Valjean qui doit d'un côté empêcher un innocent d'être jugé en son nom, mais se dénoncer lui grillera sa nouvelle identité et tout ce qu'il a construit depuis des années, et il y a en plus toute l'affaire avec Fantine et Cosette à gérer. A ça il faut ajouter toutes les galères que Valjean a pour aller à Arras... C'est vraiment très réussi.

Bref, c'était vraiment un super tome et je me suis régalé à la lecture. Le style graphique du mangaka est pas forcément mon favori, mais la narration est tellement soignée et solide et l'histoire et les persos de Hugo tellement incroyables, que ça importe peu au final.

Le Magicien d'Oz
7.9

Le Magicien d'Oz (2012)

The Wonderful Wizard of Oz

Sortie : 14 novembre 2012 (France).

Comics de Eric Shanower et Skottie Young

arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Janvier]

Relecture.

Avant d'aller voir Wicked, j'avais envie de me remémorer le magicien d'Oz, je me suis donc replongé dans l'adaptation en comics par Eric Shanower et l'excellent Skottie Young, que je n'avais pas dû relire depuis 2012.

Voici donc l'isekai culte des américains, le conte fondateur constamment référencé, écrit au début du XXe siècle et qui est très vite devenu un classique intemporel.
Shanower étant apparemment un énorme fan du Magicien d'Oz et de ses très nombreuses suites (il en a lui-même écrit quelques unes, je crois), l'idée ici n'est pas du tout de réinventer le mythe mais d'en proposer une adaptation ultra fidèle. Et vu que le récit d'origine est littéralement une histoire pour enfants, il faut être prêt à accepter le côté très enfantin de l'ensemble.

C'est plus au niveau de l'approche graphique de Young où ça va être plus libre et moderne, ne cherchant pas à coller aux illustrations d'époque ou à l'esthétique du film culte de 39. Et c'est vraiment superbe. Young a un style cartoony ultra efficace, mignon, dynamique et expressif, qui marche vraiment bien. Il arrive vraiment bien à rendre le délire ambiant du monde d'Oz, que ce soit les persos, qui sont en plus tous attachants et charismatiques, ou les décors qui sont habités d'une élégante loufoquerie.
C'est très beau et Jean-François Beaulieu fait en plus un super travail à la colo. Il a un style très numérique avec des effets assez présents, qui peuvent un peu déstabiliser au début, mais son travail sur les ambiances lumineuses donne des choses vraiment superbes.

Globalement, c'est un très bel album à parcourir et c'est limite plus la partie graphique de haute volée qui retiendra l'attention. Toutefois, c'est aussi un très bel écrin pour découvrir et redécouvrir ce classique de la littérature américaine qui contient quand même des passages qui sont devenus cultes à raison et pas mal de bonnes idées.
Mais j'avais oublié qu'il y avait autant de péripéties et c'est vrai que certaines paraissent quand même parfois un peu superflues, et l'écriture est parfois un peu relou, mais globalement ça reste très sympathique à lire.

Bref, c'était chouette et je suis content de l'avoir relu. Je me suis pris les suites, mais finalement en terminant ce volume, je me suis quand même demandé si c'était un univers si intéressant que ça à explorer au-delà de ce récit fondateur. On verra bien.

The Avengers Vol. 1: The Impossible City

The Avengers Vol. 1: The Impossible City (2024)

Sortie : 9 janvier 2024 (États-Unis).

Comics de Jed MacKay et Carlos Villa

Annotation :

[Janvier]

Lu en VO numérique

On continue dans les comics Marvel après le Magicien d'Oz, avec le récent run des Avengers par Jed MacKay qui me faisait envie ces derniers temps quand je feuilletais les previews des numéros sortant ces temps-ci. Et j'avais la flemme d'attendre une sortie reliée en VF, qui ne semble pas pressée, donc j'ai profité d'une promo pour me prendre les deux premiers tomes en VO numérique, histoire de tester tout ça.

Je n'ai absolument pas terminé le run précédent d'Aaron sur les vengeurs (que j'ai quand même envie de finir un jour), mais de toute façon cette nouvelle série se veut comme un nouveau départ très accessible pour découvrir l'équipe.

Sans que ce soit grandiose, on a le droit à un premier arc très épique, très "widescreen" face à un nouveau groupe de vilains, qui est plutôt sympa à lire. C'est un récit très blockbuster des Avengers qui a le mérite d'être très accessible, même si le fait de devoir se farcir le one-shot Timeless en intro casse peut-être un peu la dynamique globale (c'est un récit centré sur Kang et dessiné par Larroca, Greg Land et Patch Zircher, qui ne sont pas du tout ma came).

Avis à venir.

Le retour - Suprême, tome 2
7.6

Le retour - Suprême, tome 2 (2009)

Sortie : 1 juillet 2009 (France).

Comics de Alan Moore, Alex Ross, Rick Veitch et Chris Sprouse

arnonaud a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Janvier]

Emprunté à la bibliothèque

Comics toujours, avec la deuxième partie du run d'Alan Moore sur Supreme, le succédané de Superman de Liefeld, devenu un vibrant hommage méta au silver age de l'homme d'acier sous la plume inspirée du scénariste anglais. J'ai inexplicablement mis une éternité à lire ce tome (ça fait depuis Mai 2023 que je l'emprunte non-stop à la bibliothèque, ça n'a aucun sens), mais je l'ai enfin terminé et je suis très content de l'avoir lu puisque c'est toujours extrêmement bien.

Si les douze premiers numéros du run de Moore formaient au final une histoire complète vraiment réjouissante, ce tome 2 est moins structuré, c'est un peu plus un vrac d'idées supplémentaires de Moore dans cet univers.
Ceci dit, le scénariste n'a pas vraiment pu terminer son run proprement à cause des difficultés financières des différents label de Liefeld. La série régulière a été arrêtée début 98 et les six numéros suivants ont été publiés en 99 sous le nom "Supreme: The Return" et le dernier script écrit par Moore n'a même pas été illustré à l'époque et c'est finalement Erik Larsen qui l'a récupéré, dessiné et publié en 2012. Il n'est pas inclus dans cet ouvrage, mais je ne crois pas que ce soit une vrai conclusion à son run de toute manière, il semble avoir été interrompu avant la fin.
Toutefois, ce tome se termine sur un numéro hommage à Kirby très réussi, qui est plutôt une belle note pour conclure (même si ça se finit par deux pages dessinées par Liefeld...).

C'est vraiment un excellent tome, bourré de super idées plus ou moins méta. Chaque épisode est une merveille d'inventivité, c'est assez réjouissant. Les épisodes où Moore revient sur son concept de ville multiverse vu au début de son run sont incroyables, et j'aime aussi beaucoup l'épisode où il fait la version Supreme de Mr Mxyzptlk.

Même graphiquement, le tome est globalement plutôt de bonne tenue. On a quatre épisodes assurés par le très bon Chris Sprouse dont le style à la fois moderne et élégant colle parfaitement à ce qu'écrit Moore, et on a toujours l'excellent Rick Veitch pour les flash-backs. L'artiste est toujours aussi doué pour singer les styles graphique du silver age, et sa prestation sur l'épisode hommage à Kirby est incroyable.
Pour le reste, c'est plus inégal, mais les vétérans Gil Kane et Jim Starlin s'en sortent très bien.

Bref, c'était génial d'avoir du rab' du Supreme de Moore. Un excellent run qui mérite d'être découvert.

Le Sirop des costauds - Donjon Parade, tome 7
6.8

Le Sirop des costauds - Donjon Parade, tome 7 (2025)

Sortie : 15 janvier 2025.

BD franco-belge de Joann Sfar, Lewis Trondheim et Tébo

arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Janvier]

Et il était temps de lire ma première BD franco-belge de l'année, avec ce qui est également la première sortie 2025 que je lis. Et ce n'est pas n'importe quel album puisque c'est la rencontre incroyable de la super série Donjon avec le génial dessinateur Tébo ! C'est un peu un rêve pour moi vu que j'adore les deux depuis que je suis enfant (surtout Tébo, mais certains Donjon sont de superbes réussites et j'ai globalement beaucoup d'affection pour la série) et j'avais vraiment très hâte de lire ça.

Et j'ai trouvé que ça s'en sortait plutôt pas mal. J'ai eu peur en début de tome que ce soit un peu trop enfantin, mais au final on retrouve pas mal de ce qui fait le charme d'une BD de Tébo et de ce qui fait le charme d'un bon Donjon Parade.

L'idée de voir le Donjon devoir faire face à la version de cet univers de la potion magique d'Astérix est une idée amusante, et plutôt à propos pour un album illustré par Tébo, permettant de lui donner pas mal de scènes de bagarre.

Globalement, Tébo est en pleine forme. Si on aime son style si particulier, on se régale. Ca bouge bien, les persos ont de bonnes têtes de cons, il s'éclate sur les décors biscornus, et même sans avoir de splash pages comme sur ses propres albums, il arrive quand même à faire quelques gros visuels qui claquent. Et j'ai bien aimé qu'il fasse une mise en couleurs très vive comme sur son album des Schtroumpfs, ça rend vraiment bien sur ses dessins, même si ça sort un peu des canons de la série. De toute manière Tébo s'approprie vraiment l'univers et n'essaye pas du tout de singer Trondheim ou Larcenet et réinterprète totalement les personnages à sa sauce, ce qui donne à mon sens un résultat assez amusant.

Et du côté de l'histoire, c'est toujours un plaisir de retrouver l'ambiance Parade, et outre l'idée de base du tome qui est bien trouvée, Sfar et Trondheim arrivent à faire avancer l'intrigue dans une direction intéressante et à la terminer de manière satisfaisante, dans l'esprit de la série. Le seul reproche que je ferais c'est que ça manque un peu de perso féminin.

Bref, c'était très chouette et j'étais très content de lire cet album. Notons aussi l'excellente idée de mettre une présentation des persos façon Astérix en 4e de couverture. Une initiative très sympathique que j'espère revoir sur les Parade suivants.

L'Éveil - Monstress, tome 1
7.1

L'Éveil - Monstress, tome 1 (2016)

Monstress Volume 1: Awakening

Sortie : 18 janvier 2017 (France).

Comics de Marjorie M. Liu et Sana Takeda

Annotation :

[Janvier]

Emprunté à la bibliothèque

Monstress fait partie de ces séries issues de la grande vague de renouveau d'Image des années 2010, et elle fait indéniablement partie des réussites puisqu'elle fait désormais plus de 50 numéros, ce qui n'arrive clairement pas tous les jours chez Image.
Je pensais que la série était terminée, vu que les deux autrices ont lancée un nouveau projet récemment "The Night-Eaters", mais il semblerait que c'était juste une pause vu que je vois que des nouveaux numéros de Monstress sont sollicités à partir de la fin février 2025.

Mais bref, je n'avais jamais lu Monstress jusqu'à présent (alors que j'avais récupéré le tome 1 en VO numérique à pas cher en novembre 2019...), mais constatant que c'est désormais un classique d'Image, je me suis dit qu'il fallait bien que je teste. Surtout que je n'ai pas lu grand chose de Marjorie Liu jusqu'à présent (juste un arc de Dark Wolverine je crois) et ça permet aussi de découvrir le travail de Sana Takeda, dessinatrice japonaise passée par le jeu vidéo et qui bosse pour le marché américain depuis un certain temps maintenant.

Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre et c'est un premier tome plutôt aride vu qu'on se retrouve plongé dans une mythologie qui a l'air assez vaste et complexe et surtout qui nous est présentée in media res, à l'échelle des persos, sans prendre le temps de nous expliquer les choses dans un premier temps (puis on se met à avoir des data pages en fin de numéro pour préciser certains trucs, d'abord assez vaguement et de plus en plus précisément au fil des épisodes). Donc faut un peu s'accrocher.

Avis à venir.

Les Chefs-d'œuvre de Lovecraft : Dans l'abîme du temps
7.7

Les Chefs-d'œuvre de Lovecraft : Dans l'abîme du temps (2018)

Toki o Koeru Kage

Sortie : 19 septembre 2019 (France).

Manga de Gou Tanabe

arnonaud l'a mis en envie.

Annotation :

[Janvier]

Et on passe à du manga d'horreur avec cette petite adaptation de Lovecraft par Gou Tanabe. Je suis loin d'avoir d'être à jour sur tout ce qui est sorti dans cette série d'adaptations, notamment parce que je ne suis pas ultra fan des dessins froids et réalistes de Tanabe, mais je suis toujours curieux de découvrir un peu plus l'univers de Lovecraft dont je n'ai pas lu les nouvelles originales, donc j'étais très content de découvrir cet ouvrage qu'on m'a prêté et recommandé.

J'ai mis des mois à finir ce tome double parce que je commence trop de BD en parallèle et que j'ai trop négligée celle-ci, mais ça s'est avéré vraiment une très bonne surprise. Y a vraiment plein de super concepts, dont certain assez fascinants, dans cette histoire.

Avis à venir.

Noces de fleurs - Donjon Monsters, tome 18
7.2

Noces de fleurs - Donjon Monsters, tome 18 (2024)

Sortie : 27 mars 2024.

BD franco-belge de Lewis Trondheim, Joann Sfar et Aude Picault

arnonaud l'a mis en envie.

Annotation :

[Janvier]

Lire le Donjon Parade de Tébo m'a donné envie d'enfin lire le Donjon Monsters d'Aude Picault, que j'avais acheté l'an dernier mais que je n'avais toujours pas pris le temps de lire. Il faut savoir que c'est le premier album de la série dessiné par une femme, et il n'aura fallu attendre que 54 albums pour ça (hum).

En tout cas, là où le Parade était vraiment hyper facile d'accès, celui-là est connecté à beaucoup plus d'albums, et notamment pas mal des derniers sortis, que ce soit ceux à propos du Coffre aux esprits ou les intrigues en cours à l'époque Crépuscule. Et vu que je ne suis pas à jour sur Crépuscule et 2-3 autres albums, il me manquait certaines références, mais bon ça reste Donjon donc ça reste un album compréhensible et appréciable en tant que tel. Mais c'est clairement pas le tome le plus indépendant de la série.

Toutefois c'était sympa d'avoir un album sur Herbert et Isis vieillissants avec les dessins mignons et charmants d'Aude Picault.

Avis à venir.

DoggyBags, tome 3
7.3

DoggyBags, tome 3 (2012)

Sortie : 25 octobre 2012 (France).

BD (divers) de Guillaume Renard (Run), Florent Maudoux, Francesco Giugiaro, Jérémie Gasparutto et Romain Maufront (Neyef)

arnonaud a mis 7/10.

Annotation :

[Janvier]

Relecture

Je continue enfin ma plongée dans Doggybags commencée en septembre avec cette relecture du troisième tome, découvert en 2022.

A l'époque, si les articles m'avaient captivés, j'avais eu plus de mal à rentrer dans les récits. C'était donc pas plus mal de les relire avec des attentes moins hautes et en essayant de plus m'immerger dedans. Et sans que ce soit des chefs-d'œuvre, ils s'avèrent sympas à lire et toujours soignés graphiquement.

Le premier récit par Run et Neyef s'inscrit visuellement dans la lignée du récit de Singelin du premier Doggy : des premières pages aux cases horizontales et le dessin de Neyef dans la même veine, très moderne, avec le côté pulp et rétro qui vient des trames et du rendu de la colo (en aplats texturés qui cherchent plus des ambiances colorés qu'un naturalisme chromatique).
Neyef est encore loin du niveau Hoka Hey mais ça reste très efficace. L'histoire est un poil basique, avec le classique du type horrible qui se fait hanter par ses crimes, mais ça reste une variation sympatoche, qui permet de chouettes délires graphiques, et ça a le mérite de bien coller aux les articles du recueil.

Le deuxième récit permet de retrouver Maudoux qui poursuit l'histoire de Misako du premier Doggy, en la déplaçant cette fois dans le contexte mexicain de l'anthologie. C'est peut-être l'histoire la plus réussie du tome. Elle est assez couillon avec son côté exploitation jouant à fond sur le sexy, et on voit clairement le twist venir, mais en même temps le concept de l'effeuillage à chaque double page avec le décompte, mélangé avec les histoires des protagonistes qui se répondent en puzzle, donnent un truc plutôt bien pensé, assez malin. Et le côté rape & revenge de l'intrigue permet de faire passer voire justifier le côté voyeuriste du récit. Et j'aime la façon de coloriser qu'a l'artiste avec des camaïeux vaporeux qui collent bien à l'esprit rétro pulp de Doggybags.

Enfin, on a l'histoire de Gasparutto et Giugiaro. Le style graphique est un peu trop réaliste pour l'anthologie à mon sens, mais c'est compensé par le reste qui est vraiment dans l'esprit, que ce soit les looks de squelettes badass des héros (surtout le squelette ninja) ou l'action omniprésente et bien bourrine. C'est un récit de vengeance très musclé simple et efficace, avec quelques idées bien trouvées, notamment vers la fin, qui viennent apporter des nuances intéressantes.

Bref, c'était plutôt sympa.

Les Misérables, tome 4
7.5

Les Misérables, tome 4 (2015)

Sortie : 11 février 2016 (France).

Manga de Takahiro Arai

arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Janvier]

Emprunté à la bibliothèque.

Après la lecture du tome 3 qui m'avait réjoui, j'avais très hâte de poursuivre ma lecture de la série.

Dans ce tome, comme la couverture l'indique, on va avoir le droit à toute la partie sur Cosette, avec sa vie chez les horribles Thénardier et sa rencontre avec Jean Valjean. Mais c'est une partie qui va finalement assez vite, et où il n'y a pas tant d'éléments inédits par rapport à la comédie musicale, si ce n'est l'existence d'Azelma et le fait que Gavroche soit déjà un peu teasé. Le gros truc en plus c'est toute les péripéties liés à la masure Gorbeau, avec l'excellent retour surprise de Javert qui m'a bien réjouit (en fait la poursuite avec Javert est bien présente dans le film de Hopper, mais c'est la masure qui elle est inexistante).

Et on enchaîne avec la partie sur Marius, qui est un gros changement puisqu'on nous introduit à tout un nouveau cast de personnages sans mention de ceux que l'on suivait jusque-là, si ce n'est du léger teasing de fin de chapitre. La version comédie musicale avait vraiment réduit cette partie à l'essentiel pour aller plus rapidement au moment où tous les persos se croisent, mais là du coup on a le droit à beaucoup plus de développement sur le perso de Marius, son enfance, sa famille et comment il rencontre ses potes révolutionnaires. Et on commence à nous teaser comment il va croiser la route d'Eponine.

Bref, c'était toujours très bien et réjouissant à lire. J'adore toujours l'ambiance de cette série et le côté plus grand que nature des personnages, qui sont vraiment des incarnations assez pures d'archétypes à chaque fois. Il semble y avoir une grandiloquence dans l'histoire de Hugo qui marche vraiment bien en manga, où y a toute une tradition de titres qui aiment en faire des caisses dans leur narration, ça se marie vraiment bien.

Une très bonne lecture encore une fois. Le face à face avec Javert était évidemment super, et même la partie sur Marius était intéressante, avec le côté amusant de voir la vie des étudiants du début du XIXe siècle, qui débattent de politique dans les bars (entre autres choses).

Vivement que je lise la suite !

La Dernière Sentinelle - Storm, tome 2
7.4

La Dernière Sentinelle - Storm, tome 2 (1980)

De Kronieken van de Diepe Wereld 2 : De Laatste Vechter

Sortie : novembre 1980 (France).

BD (divers) de Martin Lodewijk et Don Lawrence

Annotation :

[Janvier]

Et on poursuit la lecture de la série Storm, découverte par hasard l'an dernier. Le tome 1 n'était pas un chef-d'œuvre, mais il y avait cette ambiance SF classique à la Flash Gordon qui était assez charmante, surtout avec le style peint de Don Lawrence, très impressionnant, qui rappelle toute ces illustrations de couvertures de science-fiction du siècle dernier. Il faut bien se dire que toutes les cases sont peintes à l'image de la couverture, c'est assez hallucinant. Bref, le premier tome était quand même plaisant et j'étais curieux de voir comment la série allait se poursuivre, d'où la lecture de ce tome 2.

Avis à venir.

Avengers : Zone Rouge
7

Avengers : Zone Rouge (2003)

Avengers: Red Zone

Sortie : 15 février 2012 (France).

Comics de Geoff Johns, Ivan Reis et Olivier Coipel

arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Janvier]

Relecture

J'avais découvert cet arc il y a quelques années en numérique et en VO dans le recueil en deux tomes du run de Geoff Johns sur les Avengers et ça avait vraiment été une très bonne surprise. Du coup je me le suis repris en physique en VF en décembre dernier pour le relire, dans cet étonnant format "Best Comics", souple mais aux dimensions Deluxe.

Cet arc, c'est l'arrivée du génial Olivier Coipel sur le titre, et mélangé avec l'écriture de Johns ça donne une narration hyper widescreen un peu à la Authority (ou façon WildC.A.T.s de Robinson et Charest), hyper décompressée, avec en plus toute l'ambiance parano-complotiste post 11/09, et ça fait vraiment rentrer les Avengers dans le 21e siècle, tout en gardant quand même un peu de l'esprit traditionnel de l'équipe, notamment dans les membres impliqués (puisqu'on a Cap, Vision, Scarlet Witch, Iron Man, Black Panther, She-Hulk, Ant-Man (Scott Lang) et Jack of Hearts).

Et un des aspects que j'aime bien dans cet arc, c'est qu'on sent que le Black Panther de Priest est passé par là, et ça fait plaisir de voir cette version du perso avec les vengeurs, surtout que Johns et Coipel le mettent bien en avant, ce qu'on a pas tous les jours (vu que le perso a ensuite disparu de l'équipe durant toute la période Bendis).

Avis à venir.

DoggyBags, tome 4
7.1

DoggyBags, tome 4 (2013)

Sortie : 28 août 2013.

BD (divers) de El Diablo, Guillaume Singelin, Guillaume Renard (Run) et Nicolas Petrimaux (Nicolab)

arnonaud a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Janvier]

On reprend la découverte des Doggybags avec ce quatrième tome, qui est sans doute celui que je préfère depuis le tome 1. Les articles sont moins forts et on ressent vraiment le manque de thématique globale après le tome 3, mais j'ai été agréablement surpris par les histoires, que j'ai trouvé plus accrocheuses.

La première histoire réunie El Diablo (dont je n'ai pas lu le travail) et Nicolab AKA Nicolas Petrimaux qui fera sensation quelques années plus tard avec "Il Faut Flinguer Ramirez" chez Glénat, dans un ton voisin à celui du label mais au côté parodique et humoristique plus poussé. Là, on est sur une histoire très premier degré d'un trafiquant d'armes, sa femme trophée et son cuistot russe hyper musclé qu'il déteste, qui se retrouvent coincés sur une île déserte. Un contexte idéal pour s'amuser avec des jeux de pouvoirs et pour que ça parte en vrille, et je trouve le résultat très efficace et sympathique à lire. Nicolab n'est pas aussi fort que sur Ramirez, mais ça reste globalement plaisant, avec même quelques belles fulgurances. La double page titre, notamment, marche vraiment bien.

On enchaîne avec le récit de Run qui m'a lui aussi vraiment beaucoup plu. C'est de l'horreur un peu rétro, sur des routes de forêt paumées dans l'Oregon et ça marche extrêmement bien. Ca annonce un peu ce que fait Run aujourd'hui en moins bien avec Jaune. Là, y a un bon jeu sur les clichés du genre, une vraie efficacité graphique, et une bonne montée en puissance tout du long pour aller sur un délire final bien trouvé.

Et enfin on a un autre récit de Run, mais cette fois accompagné par Singelin. Annoncé en couverture, et vu le talent de Singelin, c'est peut-être le récit que j'attendais le plus et qui du coup m'a déçu. L'ambiance Navy SEALs au moyen-orient est bien retranscrite, très bien rendu graphiquement, et le twist surnaturel sur Ben Laden est sympa, mais globalement c'est un récit trop décompressé qui ne raconte pas grand chose et qui a du mal à aller beaucoup plus loin que le concept annoncé par la cover. En plus je le trouve un poil confus dans la narration, autant au niveau du scénario que des dessins. Mais globalement ça reste une histoire sympa à l'ambiance soignée.

Bref, j'ai vu que ce quatrième tome avait déçu certains, mais pour ma part c'est plutôt une bonne pioche et ça donne presque envie de tester les Doggybags suivants (même si le côté inégal de l'anthologie me freine).

L'heure est venue - Immortal Hulk, tome 6
7.2

L'heure est venue - Immortal Hulk, tome 6 (2021)

Immortal Hulk Volume 6: We Believe in Bruce Banner

Sortie : 3 mars 2021 (France).

Comics de Al Ewing, Joe Bennett et Matías Bergara

Annotation :

[Janvier]

Relecture

Je me relance dans la lecture d'Immortal Hulk, et ça fait vraiment plaisir. Avec ce tome on commence la deuxième moitié du run, et si j'avais hâte de relire les épisodes contenus dans ce tome et si je me souvenais de leur ton plus ouvertement engagé (qui m'avait un peu déstabilisé quand je les avais découvert), j'avais oublié à quel point ils étaient réussis. Et surtout ils sont toujours aussi pertinents aujourd'hui.

Honnêtement, avec la droitisation à toute berzingue du monde actuellement, et avec un capitalisme toujours plus brutal et hors de contrôle, relire ces épisodes aujourd'hui fait vraiment plaisir. Al Ewing a vu que la nature anti-héroïque de Hulk, en particulier avec le Devil Hulk de ce run, lui permettait de faire passer un récit ouvertement anti-capitaliste chez Marvel/Disney, un peu comme ce que fait actuellement G. Willow Wilson avec Poison Ivy chez DC (et qui connaît là aussi un vrai succès). Ces auteurs ont compris que les perso anti-héroïques qui n'ont pas besoin d'être d'une moralité exemplaire étaient les vecteurs idéals pour faire des récits engagés qui résonnent avec les problématiques d'aujourd'hui au sein des méga corporations éditoriales des big two. C'est même dommage que ce genre de séries ne fassent, à ma connaissance, pas encore plus d'émules.

A part ça, ce tome permet aussi d'avoir un épisode avec Tom Reilly et Matias Bergara en guest-stars, et ça aussi ça régale.

Avis à venir.

Ulysse
7

Ulysse (2011)

Sortie : 6 janvier 2011 (France).

BD de Christine Palluy et Benjamin Adam

arnonaud a mis 6/10.

Annotation :

[Janvier]

J'avais envie de me relire l'Odyssée depuis quelques temps, un récit dans lequel je ne me suis pas replongé depuis quasi 20 ans, mais vu que ne lis plus trop de romans ces dernières années, je me suis pris cette adaptation en BD (dans l'édition 2022 par Milan qui a une bien plus jolie couverture) par Benjamin Adam, qui fait actuellement parler de lui pour son nouvel album Inlandsis Inlandsis, qui semble plutôt bien plaire aux critiques. Pour ma part je découvre son travail avec cet album, où il est en duo avec Christine Palluy (qui doit s'occuper de l'adaptation scénaristique ? C'est pas crédité clairement).

Ce Ulysse est une adaptation de l'Odyssée plutôt orienté jeunesse, en format BD franco-belge fait de petits épisodes de 4 pages chacun, et vu le format ce serait tout à fait possible que ça ait été prépublié en magazine dans un premier temps. Et si c'est sympa pour se remémorer l'histoire de cette épopée antique culte, et si la partie graphique de Benjamin Adam est vraiment de bonne facture, le nombre réduit de pages pour chaque aventure d'Ulysse et son équipage empêche un peu le récit d'avoir une vraie ampleur. Ca a un côté un peu trop scolaire et hélas un peu trop tiède à mon goût.

En fait c'est un peu inégal. Y a certains passages qui sont très bien racontés mais pour d'autres c'est beaucoup trop condensé. La vraie déception c'est d'avoir les Sirènes, Charybde et Scylla, qui était les seuls épisodes (avec l'épisode du cyclope au début) dont je me souvenais vraiment et que j'avais vraiment envie de relire, qui sont racontés en seulement 4 pages. C'est beaucoup trop rushé... Et puis je ne pige pas ce choix d'avoir mis les Sirènes qui chantent depuis leur île et pas en train de voler autour du bateau (alors qu'elles ont bien un corps d'oiseau), mais c'est peut-être plus fidèle au texte d'origine ?

Par contre j'aime vraiment beaucoup les dessins de Benjamin Adam. C'est un style assez simple et minimaliste mais vraiment très efficace, mignon et élégant, avec une bonne gestion des aplats noirs et surtout vraiment très bien mis en couleur. Les teintes sont toujours super bien choisies et offrent vraiment de belles ambiances.

Donc ça reste un album très sympa à lire, surtout que les épisodes courts permettent de picorer l'album de manière assez agréable, mais je pense qu'il y avait moyen de faire mieux en adaptant l'Odyssée en BD. Toutefois ça me semble être une bonne porte d'entrée pour des enfants qui voudraient découvrir le mythe.

Les Dinosaures de l'Apocalypse

Les Dinosaures de l'Apocalypse (2021)

Sortie : 16 avril 2021 (France).

BD (divers) de Rune Ryberg

arnonaud a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Janvier]

Rune Ryberg est un artiste danois dont je vois le travail passer sur Instagram depuis quelques temps et dont j'aime beaucoup l'approche, mais dont je n'avais jamais lu les ouvrages. Donc quand j'ai vu cet ouvrage à pas cher d'occasion, je me suis dit que c'était l'occasion de tester.

C'est un petit album très simple, où on voit des espèces de chats anthropomorphes qui semblent être des jeunes un peu punks et fans de sensations fortes (outre le 4x4 en couv, on les voit faire du skate, du BMX, de la moto...), qui vivent dans une mégalopole en ruine dans laquelle il y a aussi des dinosaures. C'est un ouvrage entièrement muet, où les persos communiquent au maximum avec des symboles dans leurs bulles, et l'album est composé de petits épisodes courts, chacun centrés sur un dinosaure. Le tout en trichromie à l'image de la couverture, avec ce rouge et ce vert fluo et le trait noir de l'encrage remplacé par un bleu foncé.

C'est vraiment un ouvrage très pop et pulp : des dinos, de l'action, du post-apo, des véhicules, des sensations fortes et ça ne va pas chercher plus loin. C'est avant tout des petites histoires très sensorielles, portées sur le mouvement, l'énergie du dessin et sur des interactions funs entre les dinos et les chats-punks.

Honnêtement c'est très agréable à lire et surtout à regarder si vous aimez le style graphique de l'auteur. Il a un dessin assez simple, assez lâché, mais c'est très efficace, avec beaucoup de dynamisme et d'énergie, et des chats qui ont vraiment de bonnes têtes, très mignonnes. C'est combiné avec une utilisation toujours bien pensée de la colo limitée de l'album, et ça donne un ouvrage vraiment charmant à parcourir.

Ce qui est un peu dommage c'est le prix neuf de l'ouvrage qui me paraît un peu élevé pour ce que c'est, mais c'est en tout cas une petite BD très sympathique qui a été une bonne surprise pour ma part, et ça me donne envie d'explorer le reste de la bibliographie de l'artiste.

Animan
7.1

Animan (2022)

Animan

Sortie : 25 septembre 2022.

BD (divers) de Anouk Ricard

arnonaud l'a mis en envie.

Annotation :

[Février]

Anouk Ricard ayant tout juste remporté le grand prix d'Angoulême, et ayant moi-même voté pour elle (il faut dire que je suis très fan de ses albums Commissaire Toumi et de Boule de Feu), il était temps de lui rendre honneur en lisant enfin Animan qui attendait dans ma pile de lecture depuis longtemps.

Avis à venir.

The Creech
7.3

The Creech (1998)

Sortie : octobre 1998 (France).

Comics de Greg Capullo

Annotation :

[Février]

Et on continue dans les BD rapides à lire après les Dinosaures de l'Apocalypse avec ce The Creech, qui est une mini-série en 3 numéros entièrement écrite et dessinée par Greg Capullo et sortie en 97 chez Image, en parallèle des épisodes de Spawn qu'il dessinait à l'époque. Et c'est un perso sur lequel l'artiste reviendra pour une deuxième mini-série en 2001, et il semble préparer ces dernières années une troisième mini-série, si on en croit ce qu'on a pu voir passer sur ses réseaux avant qu'il ne s'attelle à son Wolverine chez Marvel.

The Creech c'est un peu comme le Pitt de Dale Keown, un Hulk sauce Image des années 90, avec une ambiance logiquement assez proche de celle de Spawn aussi bien graphiquement que narrativement, ce qui est assez naturel vu que Capullo beignait là-dedans depuis des années à l'époque. Donc ça mélange joyeusement complots (c'est les années X-Files), mégacorporations cyberpunks, groupuscules chrétiens fanatiques et des aliens, le tout dans des cimetières ou des égouts, et raconté avec un absolu premier degré. Et ça va aussi bien nous sortir des réflexions limite anti-avortement que dézinguer du néo-nazi, c'est un délire.

Avis à venir.

Le Cri du Kujima, tome 1
6.9

Le Cri du Kujima, tome 1 (2022)

Kujima Utaeba Ie Hororo

Sortie : 7 février 2024 (France).

Manga de Akira Konno

arnonaud a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Février]

Emprunté à la bibliothèque

Voilà, j'ai enfin lu cette année un manga qui n'est pas une adaptation d'un roman occidental ! J'ai donc testé ce premier tome du "Cri du Kujima", sans trop savoir à quoi m'attendre, et ça s'est avéré une très bonne surprise.

C'est un petit manga d'humour tranche-de-vie avec un perso absurde et un peu débile, le fameux Kujima du titre, qu'on voit sur la couverture et qui est donc cette créature très élancée avec une tête d'oiseau, des yeux d'ahuri, mais qui a aussi des pieds, des mains et la parole. Il vient de Russie et il est parti découvrir le Japon pour l'hiver, et il va se retrouver à taper l'incruste dans une famille japonaise assez banale, à la base dans une volonté de découvrir la gastronomie du pays. Et on va donc suivre la cohabitation de cette famille avec ce Kujima.

Et c'est vraiment très sympathique. Le rythme chill est agréable, c'est facile à lire pour se détendre et quand on est fatigué, et je suis toujours très heureux de me replonger dans un manga d'humour, surtout qu'à chaque fois j'oublie à quel point j'aime ça. J'ai trouvé que le ton n'était pas si lointain que ça de Hoshi dans le jardin des filles, ce qui m'a fait également plaisir (même si ça fait longtemps que j'ai lu le tome 1 de Hoshi donc peut-être que mon souvenir est faussé).

En plus c'est publié dans le format standard du Lézard Noir, plus grand qu'un manga classique, ce qui permet aux pages déjà plutôt aérées d'Akira Konno d'encore plus respirer, ce qui est vraiment très agréable pour un manga tranche-de-vie assez chill. En plus ça permet d'admirer les dessins du mangaka qui sont à la fois assez simples mais tout de même soignés, surtout pour les décors et les canards.

Bref, vraiment une bonne surprise, et en plus c'est une série courte en 5 tomes, donc ça devrait permettre au titre de ne pas trop s'essouffler sur la longueur.

Hulk est Hulk - Immortal Hulk, tome 7
7

Hulk est Hulk - Immortal Hulk, tome 7 (2021)

Immortal Hulk Volume 7: Hulk Is Hulk

Sortie : 18 août 2021 (France).

Comics de Al Ewing, Joe Bennett, Javier Rodriguez, Nick Pitarra, Jackson "Butch" Guice et Mike Hawthorne

arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Février]

Relecture

Et je poursuis avec enthousiasme ma relecture d'Immortal Hulk, et ça y est on arrive au dernier tome que j'avais lu à l'époque en VO. Après ça, les épisodes restant me sont normalement inédits.

En tout cas ce tome commence extrêmement bien avec la fin de l'arc face à Roxxon et l'affrontement face à Xemnu. On a le droit à Javier Rodriguez en guest star donc on se régale (il ne fait qu'une dizaine de pages mais elles sont bien entendues superbes), et Ewing aborde plein de thèmes assez passionnants, que ce soit l'identité et la transidentité ou la manipulation par la nostalgie. Et j'adore comment il écrit Xemnu ("vous vous souvenez ?").

Après ça, les deux derniers épisodes du tomes commencent à basculer vers l'arc suivant, avec le retour d'un grand vilain de Hulk et c'est toujours intéressant mais on est encore dans le build-up, et c'est deux épisodes dessinés par des guest artists. On a d'abord Butch Guice et Tom Palmer, une team old-school qui fait plutôt envie sur le papier, mais la légende Palmer n'est hélas pas au niveau de ses meilleures années (quand il encrait Buscema dans les années 80 c'était absolument magnifique) et là c'est un peu trop brouillon à mon goût. Et après on a Mike Hawthorne, qui fait toujours un travail soigné mais jamais incroyable ni très vivant, ça n'a pas du tout le même côté viscéral et captivant que ce que propose Bennett. Ceci dit ça colle plutôt bien à un épisode plus calme de la série.

Avis à venir.

Boys Run The Riot, tome 4
7.5

Boys Run The Riot, tome 4 (2021)

Bōizu Ran za Raiotto

Sortie : 26 janvier 2023 (France).

Manga de Keito Gaku

arnonaud a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Février]

Emprunté à la bibliothèque

Retour au manga avec le quatrième et dernier tome de Boys Run the Riot. Et c'est toujours très chouette à lire, avec une narration toujours très fluide. Le tome commence avec tout un build-up, avec nos héros qui vont rencontrer un mentor qui va leur donner quelques conseils pour développer leur marque et qui va leur donner l'occasion de participer à un petit évènement, qui va constituer le climax de la série.

Et bien sur tout ne sera pas facile pour nos héros, qui vont avoir leur lot de défis, de confrontations avec des adultes (notamment les parents qui prennent un peu plus de place que dans les tomes précédents) et de remise en question. Mais bien sur, pas question de baisser les bras et le tome est dans l'ensemble porté par un vent de révolte enthousiaste et optimiste, et comme je le disais en début d'avis c'est une lecture très sympathique.

Après ça on a chapitre de conclusion de la série qui me paraît un brin expéditif. J'ai aucune idée si la série s'est faite annulée ou si c'est la fin souhaitée par l'auteur. En tout cas on a un chapitre qui est à la fois pas mal, avec des idées intéressantes, et en même temps il sonne un peu comme un retour à la réalité, emprunt d'un certain fatalisme cynique qui dénote un peu de l'élan global très optimiste du tome. Mais en même temps ça reste une fin plutôt joyeuse, c'est assez particulier.

Mais le vrai gros point fort du tome est sans doute l'histoire courte bonus à la toute fin, dans un style un peu plus réaliste. C'est un récit dur mais très réussi qui fait vraiment ressentir en quelques pages toute la violence de la transphobie et l'horreur du harcèlement que peuvent subir les personnes trans. Mais ce n'est pas un récit complètement désespéré non plus, il y a quand même un peu d'espoir par moment, des moments de tranquillité, de solidarité, de révolte. Bref, un superbe récit pour terminer le volume et la série.

Au final je ne sais pas si Boys Run the Riot est une série indispensable, mais je suis très content de l'avoir lu, et elle a le mérite d'aborder des thèmes rarement abordés en manga.

La Malédiction de Gustave Babel - Un récit des contes de la Pieuvre, tome 1
7.6

La Malédiction de Gustave Babel - Un récit des contes de la Pieuvre, tome 1 (2017)

Sortie : 25 janvier 2017.

BD franco-belge de Stéphane Girard (Gess)

arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Février]

Emprunté à la bibliothèque

J'étais passé complètement à côté de cette série, mais en voyant le quatrième tome sorti l'an dernier avec une superbe moyenne SC ça m'a intrigué et je suis donc parti à la découverte de ce premier tome des Contes de la Pieuvre. Je ne m'étais même pas rendu compte que Gess était le très bon dessinateur de la Brigade Chimérique et j'ai été très content de le retrouver (surtout que je n'avais rien lu de lui outre la Brigade).

A priori, chaque tome des Contes de la Pieuvre semblent être des histoires complète, ce tome-ci l'est en tout cas, et je suppose que les tomes suivant se dérouleront dans le même univers ? En tout cas ici la Pieuvre du titre est une espèce d'organisation mystérieuse qui commandite des assassinats, et notre protagoniste, Gustave Babel, avec son faux-air de feu David Lynch avec des cheveux montant encore plus haut, est un de ces tueurs, et il a la particularité de pouvoir naturellement parler toutes les langues du monde.

On est dans une ambiance pas si éloignée de la Brigade Chimérique, puisque ça se passe à Paris aux alentours de la première guerre mondiale avec certains individus qui possèdent des capacités spéciale, mais ici les pouvoirs sont vraiment beaucoup moins extravagants et ça ne lorgne absolument jamais du côté du super-héros, puisqu'on est plus sur des histoires de tueurs. Et ça fait plus de 10 ans que j'ai lu la Brigade donc je ne me souviens plus très bien, mais je pense que le trait de Gess s'éloigne un peu plus ici de l'influence de Mignola.

En tout cas c'est une BD vraiment très réussie. Une excellente surprise. C'est maîtrisé aussi bien graphiquement que narrativement et scénaristiquement. On est à la fois dans du polar de tueurs avec des persos fort en gueule et légèrement excentriques dans le Paris du début du siècle, mais y a aussi beaucoup de séquences oniriques, d'introspection et tout un côté récit de vie vu qu'on va voir une bonne partie de celle du protagoniste. Les influences sont évidemment multiples, on peut y voir un côté "le Tueur" mixé avec du Tardi et les auteurs de comics anglais, notamment Moore pour le fait que ça n'hésite pas à aller dans un côté un peu littéraire.

Un très bon album qui mérite vraiment d'être découvert.

Kick-Ass : Intégrale
7.4

Kick-Ass : Intégrale (2010)

Sortie : 19 octobre 2011 (France).

Comics de Mark Millar et John Romita Jr.

arnonaud a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Février]

Relecture en VO numérique

Après avoir relu le premier tome de Luther Strode en fin d'année dernière et trouvé que ça ressemblait pas mal à Kick-Ass, ça m'a donné envie de relire le comics de Millar et Romita jr. pour pouvoir effectivement comparer. J'avais l'impression que Luther Strode poussait plus loin la violence, mais j'avais oublié à quel point la version comics originelle de Kick-Ass était ultra violente elle aussi.

Il s'agit d'un des premiers comics que Millar réalisait en indépendant, et on sent qu'il en profite vraiment pour faire tout ce qui lui était impossible de faire dans les univers partagés des big two. Il était déjà cynique et provocateur dans sa production mainstream de l'époque, et on retrouve complètement ça ici, mais là c'est sans aucune censure et il s'en donne quand même à coeur joie. Et au final, je me demande si c'est pas plus ça la vraie différence avec Luther Strode, c'est qu'ici c'est vraiment du comics de sale gosse edgy hyper cynique.

Millar essaye de faire un héros réaliste, reflet de ce que l'on peut imaginer être le lecteur de comics lambda jusque dans ses bassesses, mais là ça va régulièrement un peu trop loin et on s'inquiète un peu de ce que l'auteur trouve acceptable ou non, même s'il y a en même temps forcément beaucoup de provoc' de sa part.

Donc si on passe sur certains trucs que Millar écrit où il est assez exaspérant, ça reste un récit tout à fait efficace, avec quelques bonnes idées, que ce soit le fait d'explorer le concept des real-life super-heroes ou bien entendu le concept de Big Daddy et Hit-Girl, et il y a aussi un Romita jr. plutôt en forme, à l'époque où il était colorisé par Dean White qui fait, je trouve, souvent du super boulot sur les dessins de l'artiste.

Avis à venir.

Semailles - Les Chants du chaos, tomes 1
7.1

Semailles - Les Chants du chaos, tomes 1 (2025)

Sortie : 15 janvier 2025.

BD franco-belge de Elk

arnonaud l'a mis en envie.

Annotation :

[Février]

J'avais envie de tester une BD franco-belge récente et mon choix s'est porté sur ce premier tome des Chants du Chaos, première BD de son auteur, Elk. C'est un artiste dont je suis le travail sur Insta et j'étais curieux de voir ce qu'allait donner son album.

La première chose à relever, c'est que c'est vraiment hyper beau, avec un trait tout en rondeur très gracieux et surtout un travail sur la couleur assez phénoménal qui donne des pages absolument sublimes. C'est un album vraiment magnifique graphiquement, chaque page est un régal pour les yeux.

Au niveau du scénario, je dirais qu'on sent un peu plus le côté première BD avec l'auteur qui se forme sur le tas, notamment au niveau de la gestion des dialogues, mais y a des choses très intéressantes. Ca fait quand même le pari osé du personnage principal qui râle tout le temps, est arrogant, têtu et se met tout le monde à dos, mais ça arrive quand même à rester intriguant à lire, ce qui est un bel exploit. Et les twists chocs de fin, même si on pouvait les pressentir, restent très efficaces et donnent envie de découvrir la suite.

Avis à venir.

La couche est pleine, tome 1
7.7

La couche est pleine, tome 1 (2008)

Mama wa Tenparist

Sortie : 6 février 2025 (France).

Manga de Akiko Higashimura

arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Février]

J'avais adoré "Trait pour Trait", le récit autobiographique d'Akiko Higashimura sur sa formation artistique, j'avais donc très hâte de découvrir sa précédente série autobio, qui a été un énorme hit au japon : "la couche est pleine".

C'est une série assez simple, vu que c'est juste des anecdotes de vie de l'autrice avec son jeune fils de 2 ans (à l'époque de la prépublication du manga, vers 2007), qu'elle élève seule tout en étant mangaka, mais on retrouve tout le talent comique de Higashimura et j'ai trouvé ça vraiment très drôle. J'ai dévoré ce tome et j'ai adoré.

La mangaka a une façon de dessiner son fils avec un air arrogant/prétentieux tout en soulignant que c'est un bébé (ou en tout cas un très jeune enfant) qui donne vraiment des moments très drôles. Mais plus globalement, y a un vrai sens du décalage absurde et du gag en général qui fait que je me suis vraiment marré à la lecture. C'est très simple, notamment graphiquement où ça va vraiment à l'essentiel, mais c'est super efficace. Il n'y a pas la profondeur et le côté un peu mélancolique que pouvait avoir Trait pour Trait, mais ça n'en reste pas moins un excellent moment de lecture.

Je suis vraiment ravi que cette série débarque (enfin) chez nous et j'ai hâte de lire la suite. Excellent premier tome.

Secret Invasion : Bienvenue chez les Skrulls
7.1

Secret Invasion : Bienvenue chez les Skrulls (2019)

Meet The Skrulls

Sortie : 21 juin 2023 (France).

Comics de Robbie Thompson et Niko Henrichon

Annotation :

[Février]

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec cette mini-série. D'un côté ça a le profil de la mini-série Marvel dans son coin où les auteurs sont assez libres, ce qui donne souvent des bonnes choses, et il y a les couvertures de Marcos Martin qui sont sublimes ainsi que Niko Henrichon aux pages intérieures, qui est un artiste que j'aime bien, mais de l'autre c'est aussi une mini sortie en VO pour surfer sur l'apparition des skrulls dans Captain Marvel, et les sorties opportunistes de chez Marvel ne sont pas toujours les plus soignées, et je ne suis pas non plus le plus grand fan à la base du scénariste Robbie Thompson.

Mais fort heureusement, cette mini-série s'est avérée être une bonne surprise. Déjà, le concept de suivre une famille de skrulls qui vit infiltrée sur Terre dans une banlieue tranquille est le genre de pitch qui m'attire. J'adore les séries sur les persos secondaires de l'univers Marvel, le côté de ramener l'univers Marvel dans un quartier résidentiel pour mieux que ça dégénère rappelle bien entendu l'excellente série Vision de King dont j'avais beaucoup apprécié l'ambiance, et en plus les intrigues ou séquences où on voit des skrulls infiltrés essayant de mener une vie tranquille sont souvent des trucs que j'aime bien dans l'univers Marvel, que ce soit le court passage de débusquage de skrulls au début d'Infinity, ou cet arc sur une ville de skrulls dans Occupy Avengers (qui se souvient de cette série ?).

Bref, le concept de base est chouette et c'est bien dessiné et colorisé par Niko Henrichon qui arrive en outre à assurer l'intégralité de la série sans qu'il y ait de remplaçants bidons, donc ça fait toujours plaisir. Et la vraie bonne surprise, c'est que l'intrigue est bien tenue sur les 5 épisodes pour donner un résultat très plaisant.
Par contre un des parti pris étonnant de cette histoire est que ça utilise très peu l'univers Marvel. Les skrulls qu'on suit sont des persos inédits, et au mieux on a Iron Man qui fait deux mini caméos pour rappeler qu'on est dans l'univers Marvel, mais à part ça c'est vraiment un récit autonome. Ca aurait tout à fait pu être une série indé sur des aliens métamorphes quelconques.

Avis à venir.

Echolands
7.6

Echolands

Echolands, Volume 1

Comics de J.H. Williams III et W. Haden Blackman

arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Février]

Une BD qui me faisait envie depuis longtemps mais que j'avais un peu oublié, jusqu'à la recroiser en librairie cette semaine avec son prix découverte à 20€. Je me suis laissé tenté et j'ai bien fait parce que cet album est une vraie claque visuelle. Je savais déjà que J.H. Williams III était très très fort, j'avais adoré ce que j'avais lu de lui sur Batwoman, mais là, c'est absolument extraordinaire.

Dans cette série, l'idée de génie est que chaque personnage a un style graphique correspondant à son lieu d'origine, on a donc des persos réalistes qui cohabitent avec des persos ligne clair, des cow-boys façon Charlier, des créatures horrifiques en lavis, des guerriers façon Kirby, des persos entièrement peints, des robots géants... C'est un joyeux bordel et JHWIII s'en donne à cœur joie dans des cases regorgeants de persos et de détails.

Mais là où ça devient encore mieux c'est que la série est proposée dans un grand format à l'italienne, donnant une ampleur folle aux dessins de l'artiste qu'on a quasiment l'impression de voir en taille réelle, c'est somptueux. Chaque double page est un tableau, surtout qu'en plus des multi styles graphiques, il faut ajouter le sens du découpage toujours aussi inventif de JHWIII, qui s'amuse à fond à déformer la forme des cases en fonction de ce qu'il raconte, des endroits traversés... C'est incroyable.

Honnêtement la lecture du premier numéro a été une énorme claque. C'était tellement dingue visuellement, avec en plus une histoire en forme de fuite en avant ultra rythmée et entraînante. C'était un régal.

Sur la suite de l'album, le choc de la découverte passe un peu, mais ça reste formidable à regarder et plutôt chouette scénaristiquement. Les persos sont intéressants, l'univers sympa à découvrir et tout le côté teasing de gros enjeux est plaisant.
Et si bien sur il y a plein de références visuelles à l'histoire de la BD mondiale, et j'ai adoré ça, j'ai bien aimé que le scénario n'aille pas à fond dans le côté méta de son côté et essaye un peu plus de proposer quelque chose de cohérent, ça donne un mix intéressant.

Le plus gros bémol de l'album est sûrement que ce n'est qu'un tome 1 avec une conclusion en forme de "à suivre..." alors qu'on ne sait pas trop à l'heure actuelle quand (et même si) la série reviendra. Ca aurait gagné à être un peu plus conclusif, au moins partiellement. Mais ça reste un voyage absolument formidable et fascinant à lire. Très belle découverte.

Le Gardien de la porte - Immortal Hulk, tome 8
6.9

Le Gardien de la porte - Immortal Hulk, tome 8 (2021)

Immortal Hulk Volume 8: The Keeper of the Door

Sortie : 10 novembre 2021 (France).

Comics de Al Ewing et Joe Bennett

Annotation :

[Février]

Et on poursuit la lecture d'Immortal Hulk avec cette fois des épisodes qui m'étaient complètement inédits. Et je me régale toujours autant à la lecture de cette série, et je reste impressionné par l'écriture d'Ewing qui me donne vraiment envie d'enchaîner les épisodes à chaque fois. J'adore les comics de super-héros mais c'est pas tous les jours qu'on a des page-turners à ce point.

Sur ce tome, on retourne à une tonalité plus proche de celle des premiers tomes après les deux précédents qui essayaient un peu autre chose je trouve, avec leur approche ouvertement anticapitaliste et les intrigues autour de Roxxon et Xemnu. Là on est sur quelque chose de beaucoup plus centré sur Banner, mais ça reste absolument passionnant. Et si je n'étais pas forcément encore conquis par le retour du Leader sur le tome précédent, là Ewing montre qu'il s'intègre parfaitement dans le ton de la série et Bennett s'en donne vraiment à cœur joie avec lui.

Avis à venir.

Presque enterrés ! - Une épatante aventure de Jules, tome 3
7.7

Presque enterrés ! - Une épatante aventure de Jules, tome 3 (2002)

Sortie : 1 juin 2002 (France).

BD franco-belge de Émile Bravo

arnonaud a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Février]

On fait une pause dans les lectures de comics pour reprendre ma découverte de la série Jules, entamée l'an dernier, avec cette fois le troisième tome.

Et c'est toujours très bien. On ne sait jamais trop à quoi s'attendre avec cette série et après l'exploration spatiale et le clonage, ce tome s'intéresse à la spéléologie ! Ca amène une intrigue bien plus réaliste que celle des tomes précédents, beaucoup moins loufoque, même si y a quand même quelques éléments hauts en couleur mais on est quand même dans quelque chose de beaucoup plus plausible. En tout cas c'est toujours très bien mené, avec des personnages hyper bien campés, beaucoup d'humour, de bon retournements de situations et des thématiques abordées intéressantes.

Emile Bravo est toujours impressionnant dans sa capacité à écrire des cons de compétition, en particulier le frère et le père de Jules qui sont vraiment gratinés. Pour les nouveaux persos introduits dans ce tome, ils sont un brin plus subtils mais j'aime bien comment ils incarnent tous des archétypes vraiment très différents et variés. On a le maire de village à l'ancienne qui cache ses petites magouilles, la jeune médecin qui en a un peu marre du patriarcat ambiant (mais sans qu'elle soit écrite de manière trop caricaturale, heureusement) et le perso du paléontologue amateur qui est assez fascinant, vu qu'il apparaît au début comme un fou puis quand il développe toute sa réflexion sur le désastre du néolithique et qu'il relativise le "progrès" humain, notamment du siècle dernier, permet d'aborder plein d'idée assez passionnantes.

Bref, c'était vraiment très bien. De la très bonne BD jeunesse, qui ne prend pas ses lecteurs et lectrices pour des idiots et qui en même temps n'oublie jamais d'être fun et trépidant. Une très bonne lecture et je me demande si c'est pas mon tome préféré de la série pour l'instant.

Détective Conan, tome 5
7.6

Détective Conan, tome 5 (1997)

Meitantei Konan

Sortie : 22 novembre 1997 (France).

Manga de Gosho Aoyama

arnonaud a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

[Février]

Et après avoir poursuivi ma découverte de Jules, je poursuit une autre découverte d'un classique moderne que j'ai commencé l'an dernier : Détective Conan, où j'arrive donc au tome 5.

Et c'est toujours très sympa. Par contre, le perso du père de Ran qui est détective a totalement été mis de côté pour l'instant et on poursuit cette tendance étrange commencée depuis quelque tomes que n'importe où Conan se rend, il se passe un meurtre mystérieux. Ca n'a pas grand sens mais bon les affaires sont toujours sympathiques à suivre et bien troussées.

En fin de tome, le mangaka nous ressort une intrigue autour de l'Organisation et des hommes mystérieux qui ont rajeunis Conan, des individus à propos desquels notre héros ne semble jamais faire aucune recherches, comme s'il avait déjà complètement lâché tout espoir de redevenir grand un jour. C'est une intrigue qui sera à suivre dans le tome suivant, à voir où cela nous mènera, mais si ça peut permettre à l'auteur de trouver des excuses un peu plus stables et pérennes au statut quo de la série, ce serait probablement pas mal.

En tout cas, ça reste un manga pour l'instant toujours très agréable à lire. Ce n'est pas forcément mon tome favori mais ça reste vraiment très chouette, les affaires sont prenantes et bien menées et on enchaîne les chapitres facilement et avec plaisir. En outre l'affaire finale permet de vraiment casser la routine. C'est toujours pas dit que j'ai le courage de lire une centaine de tomes, mais sur 5 tomes c'est une série tout à fait sympathique.

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