Son écriture m'a séduite et je n'ai pas réfléchis, je l'ai acheté. Je ne savais pas ce qui m'attendait, je pensais "encore un livre qui va nous faire entrer dans l'horreur crue de la guerre". Non pas que cela me dérange, sinon je ne l'aurais tout simplement pas choisis, mais disons que, ayant déjà lu beaucoup d'ouvrages sur ce thème, je ne m'attendais plus à être particulièrement surprise.
L'histoire? Une mère mourante demande à son fils de la venger de ceux qui l'ont dénoncée pendant la seconde guerre mondiale. Son fils accepte. Et c'est ici que le livre nous happe. Oui, ce livre est un leurre, il fait mine de nous épargner, de laisser le lecteur à sa place et puis finalement il l'entraîne dans un démêlé psychologique à la Stephan Zweig où chaque rebondissement trouve en nous un écho. Non, ce livre ne parle pas de déportation, de guerre et de haine, ce livre scrute les profondeurs de l'âme humaine, avec toute la complexité et la brutalité que cela entraîne. Ce qu'il dit vraiment? Ce qu'on vous répète sans cesse depuis vos premiers chagrins d'école :"l'homme est un loup pour l'homme".