Les nouvelles de ce recueil vont de très courtes (un peu plus d'une page) à trop longue (plusieurs dizaines de pages avec beaucoup de répétitions). Il y a bien quelques idées mais le recourt systématique à l'ellipse pour des parties importantes, laissant à chaque fois au lecteur le soin de remplir les blancs ou de se faire sa propre interprétation est lassant. Des fins ouvertes où tout peut arriver ne résolvent rien et si en plus elles surgissent du néant, on reste sur la sienne (de faim).
Les thèmes couverts sont pour la plupart anxiogènes voire malsains (viol, cannibalisme, mutilations, folie) et on est loin de l'évasion et du rêve promis par la couverture et la quatrième de couverture. Stephen King a une utilisation plus subtile de l'horreur et du malaise selon moi.
A réserver aux aficionados de l'auteur ou aux lecteurs trouvant K Dick, Dan Simmons, S. King, Lovecraft et consorts pas assez gothiques(?) à leur goût.