Ah, l'Idiot de Dostoïevski, c'est un foutoir monumental, à peu près comme ces émissions télé débiles qui débarquent dans nos foyers l'après-midi pour capter l'attention de ces femmes au foyer en quête d'évasion. C'est un sacré bordel, faut l'dire ! Tout comme dans ces séries télé de pacotille, on se retrouve à suivre une brochette de personnages, bien souvent riches comme Crésus. Comme dans ces foutaises télévisuelles, leurs histoires se télescopent et se mêlent dans un joyeux capharnaüm. Et, t'as beau chercher, ça n'fait pas un pli, c'est le genre d'histoires où les problèmes moraux et les querelles familiales, ils coulent à flot.
Et tout comme ces séries télé bon marché, la narration, elle te balance des rebondissements à la pelle et des révélations pour tenir en haleine le chaland, sans jamais rien résoudre de manière satisfaisante. Le genre d'intrigue qui te laisse sur ta faim et t'accroche pour la suite. Comme un foutu cliffhanger. Et pour couronner le tout, comme une de ces sagas télé sur le déclin, la fin, elle est un peu expédiée, pas vraiment à la hauteur du reste de l'histoire.
Mais bon sang, y'a un truc qui sort du lot dans cette affaire. C'est ce foutu crétin d'idiot, un type candide, presque christique dans son innocence. Et puis, y a l'écriture de Dostoïevski, une plume tellement virtuose, si tourmentée et obsédée par les méandres de l'âme humaine qu'elle te prend aux tripes. C'est à s'arracher les cheveux tellement c'est beau et dérangeant. C'est du Dostoïevski, bordel ! Pas étonnant que ce roman soit un foutu chef-d'œuvre malgré tout le chaos qui l'entoure.