Une vraie belle idée, celle de confier le fil du roman aux lieux, et en particulier à la disposition de l'appartement familial, occupé par un grand-mère grand bourgeois et médecin juif et par une grand-mère polio et fantasque. Et puis la famille, composée de membres célèbres, Luc, Christian, et l'auteur, journaliste à l'Obs. Belle tentative pour rendre la vie dans cette période si violente, qui pousse le grand-père dans sa cache. Toue une famille, qui mange, si peu, qui sort, ensemble, dans la petite auto conduite par la grand-mère, qui fait comme elle peut pour survivre, à la fois sur le plan émotionnel et chacun pour soi, avec ses névroses, ses psychoses, et ce qu'il aura compris de cette époque, qui semble lointaine et est en passe de devenir présente.