Beaucoup de nostalgie et de mélancolie ressort de ce roman.
Rose est entre tristesse et colère, toujours aussi tête brulée, elle apaise sa peur en tuant des strigoïs comme certain sombrerait dans l'alcool ou la drogue. La montée d'adrénaline que lui procure la chasse est devenu son addiction, se mettant continuellement en danger. Chemin faisant, elle est maintenant seule à vouloir accomplir la tâche qu'elle s'est donnée : libérer Dimitri, son grand amour, de son pire ennemi : lui-même. Mais où chercher ? Mais comment s'en approcher ? Quels seront ses sentiments en le revoyant ?
Ce tome est fort en sentiments, en émotions mais malheureusement c'est monotone, c'est long, beaucoup trop long : de nombreux flashbacks viennent s'intercaler dans le récit alourdissant le récit qui manque cruellement de rythme.
Je n'en retiendrai qu'une chose au terme de ma lecture : Aimer à perdre la raison, Rose flotte dans l'inconscient, elle n'est plus elle-même, c'est terrifiant en tant que spectateur de voir cette descente aux enfers et d'être si impuissant. Pourtant, ce retournement de situation est lascif. Trop d'émotions tuent l'émotion. J'ai presque eu envie de hurler, pour que Richelle Mead passe à autre chose de sorte à nous sortir de cette léthargie.
Un tome décevant après un tome de haute voltige, ce tome est une chute libre sans filet de sécurité ...