Ouvrage lu en édition française (Le Nouvel Attila).

À mi-chemin entre Les chants de Maldoror de Lautréamont / Isidore Ducasse et du Ciel de Bay City de Catherine Mavrikakis, le texte de Kevin Lambert présente bien quelques (très) bonnes idées, mais celles-ci sont peu développées et répétées à outrance jusqu'à lasser des procédés pourtant créatifs et narrativement intéressants (lorsqu'on les découvre pour la première fois, pas la troisième). L'ouvrage tourne autour des fantasmes d'un jeune gay en pleine crise d'adolescence, un sujet potentiellement riche donc. Dommage qu'il s'agisse in fine de la version "trash" du fameux cliché nord-américain où un adolescent déteste sa banlieue et rêve de la détruire... Du déjà-vu qui plaira sans nul doute aux avides de mots crus.

Carla Minutie

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