Viktor Vavitch par Coriolano
Viktor Vavitch colle assez bien à l'idée que l'on se fait du "roman russe" : Bien épais, remplis d'une foule de personnage aux destins plus ou moins tragiques et qui trace le portrait d'une époque troublée.
L'intrigue prend place pendant la révolution ratée de 1905 et parmi les nombreux protagonistes du roman on trouvera un policier (qui donne son titre au roman), des anarchistes, des ouvriers, des intello qui se demande quelle est la place des leur classe.... Les personnages sont plutôt bien dépeint mais je n'ai pas réussi à m'attacher vraiment. Peut être sont ils trop nombreux ou peut être est le style de l'auteur.
Car ce qui frappe immédiatement à la lecture c'est le style que l'on pourrait qualifier d'hypercinématographique. Les descriptions sont très visuelles, il y'a des travelling, des mouvements de caméra, le montage est serré, ca va vite, c'est sec et rythmé. Si c'est souvent très bien c'est parfois aussi un peu confus et j'avoue que par passage j'ai eu du mal a bien saisir l'intrigue.
Au final une impression mitigée car c'est indéniablement un bon roman remplis de personnage intéressant mais qui sont traités un peu légèrement. Le livre est également desservi par une action qu'on a du mal a saisir à cause du style de l'auteur (style qui fait aussi une bonne partie du charme)