Une honte. Adolescence sur Netflix est un déchet cinématographique qui se vautre dans un irréalisme absolu, là où tout bon sens disparaît au profit d’un voyeurisme mal maîtrisé. Après 14 minutes d'absurdités, j'ai jeté l'éponge. Voir un adolescent de 13 ans arraché à sa famille à l'aube par une brigade de policiers armés jusqu’aux dents, emmené sans avocat ni représentant légal, et interrogé dans un contexte où il est censé "comprendre ses droits" est un affront à la réalité la plus basique. Ce genre de scène, censée exciter l’émotion, ne fait qu’achever toute suspension d’incrédulité.
Quand on choisit de représenter le réel, il faut au minimum respecter les règles qui le gouvernent, pour conserver un semblant de crédibilité et de légitimité. Sinon, autant s’aventurer dans le monde de Marvel, où l’on peut faire exploser les lois de la physique et de la logique sans craindre de perdre la cohérence. Mais si l'on veut que l’histoire résonne, qu'elle touche, il est impératif de rester ancré dans une réalité qui, même fictionnelle, doit avoir du sens. Quand on ne le fait pas, on se contente de bâtir un château de cartes prêt à s’effondrer dès que le spectateur tente de s’y appuyer.