Avant toute chose, je risque de spoiler pas mal, donc pour les personnes qui n'ont pas encore vu les 13 premiers épisodes de la première saison, soyez vigilants.
On m'a chaudement recommandé cette série et on me l'a présentée comme une des rares séries à tenir en haleine du début à la fin.
Alors, ça, pour tenir en haleine, elle remplit à merveille son rôle. Un peu trop même. Il s'agit-là d'un thriller d'un certain Jesús Colmenar (La casa de Papel est sa première série ?!).
Les deux-trois premiers épisodes se regardent plutôt bien, mais on remarque déjà les rebondissements hallucinants qui ont lieu toutes les deux scènes. On avance tout de même en se disant "bon, ça devrait bien finir par se calmer"... Mais pas du tout ! Plus les épisodes avancent, et plus les rebondissements s'enchaînent. A tel point que cela en devient absurde et ridicule.
Lorsque le Russe de la fourrière de véhicules est en train de dresser son portrait-robot au fameux "Professeur"... Alors, d'une, le Russe en question est laissé livré à lui-même devant le PC pour "peaufiner" le portrait-robot (LOL) ; de deux, le professeur parvient à:
1/Forcer la portière d'une véhicule de flics
2/Lancer un appel à toutes les unités pour faire diversion (alors même que les flics sont à deux mètres du véhicule)
3/Se connecter sur la fréquence radio de la "tente de crise" pour menacer (en russe qui plus est) le Russe afin qu'il efface le portrait-robot. (MDR)
Il y a également la scène où les seize otages s'échappent... Des échanges de coups de feu dans tous les sens, mais, à la vue de la grosse artillerie, les trois agents du Raid lâchent net leur boucler (gros LOL) et font marche-arrière...
De surcroît, les incohérences flagrantes interviennent à chaque plan...
Lorsque Angel appelle Raquel et qu'il tombe sur sa messagerie. On lui indique que celle-ci est pleine. Pour autant, deux scènes plus tard, Raquel écoute les premiers messages de Angel et, évidemment, elle raccroche juste après que Angel l'ait traité de tous les noms d'oiseux, mais juste avant qu'il lui révèle la véritable identité du professeur.
Des exemples comme cela, on pourrait en citer des tonnes. A tel point, que vers les derniers épisodes, je me suis réellement demandé si la série se voulait sérieuse, ou s'il s'agissait plutôt d'un nanard.
Au niveau du jeu des acteurs, cela ne vole pas très haut non plus (les émotions... on dirait vraiment une parodie d'une quelconque telenovela), mais sans toutefois que cela soit catastrophique.
Pour justifier ma note de 2, c'est simplement que l'idée du script est plutôt bien trouvée (même si cela reste une histoire de braquage, au final), mais les rebondissements absurdes et les incohérences viennent gâcher la fête.