Cet album de 78 est marqué par la désillusion et le titre comme la pochette en noir et blanc donnent le ton : Johnny y est photographié, guitare à la main et son chien à ses côtés. Il était alors en train de se séparer de Sylvie. Ils ne divorceront pourtant qu’en 1980. Cette ambiance triste se retrouve dans les chansons, même si on ne te tombe jamais dans la mièvrerie, la colère fait parfois son apparition. Cet album, enregistré avec des musiciens non indiqués (volonté de l’artiste ?), est divisé en 2 faces, une de ballades assez sombres, une autre plus rythmée et moins intéressante. C’est Michel Mallory qui signe la grosse majorité des paroles, un jeune Didier Barbelivien (24 ans) écrit « Elle m’oublie » (pas mal du tout pour débuter). Une face A pour moi dominée par cette merveilleuse adaptation d’une chanson italienne, « Cet homme que voilà », Johnny crie sa colère et sa désillusion à celle qui l’a trahi. La 2e face ne tient pas la distance malheureusement avec des titres oubliables. Une seule chanson sort du « concept » de l’album, « Le pétrole » dont on se demande bien ce qu’elle fait là. Dommage que l’album ne soit pas entièrement convaincant, ne contenant pas de « tubes » à proprement parler. Pour le suivant, Johnny va retourner aux Etats-Unis et plus précisément à Los Angeles.