Dix morceaux pour dix jours, entrecoupés d’interludes censés capturer des instants de vie. Mais cette structure, bien que séduisante sur le papier, peine à convaincre. Les interludes, souvent anecdotiques, diluent l’impact des titres principaux, qui, bien que rythmés, manquent cruellement de profondeur.
Même les collaborations prestigieuses — avec Four Tet ou Sampha notamment — peinent à hisser l’ensemble. La reprise de "Where Will I Be" avec Emmylou Harris, pourtant pleine de potentiel, s’égare dans une production synthétique qui étouffe toute émotion brute.
Malgré une patine sonore soignée et quelques éclats de sincérité, l’album reste en surface. Il se consomme facilement, sans heurter, mais laisse peu de traces. ten days est une collection de fragments mélancoliques, agréables mais vite oubliés. Une bande-son douce-amère, aussi éphémère qu’une story Instagram : jolie, vite vue, vite zappée.