Il ne se passe quasiment rien, mais l'atmosphère est toujours là. On aurait bien aimé rencontrer de nouveaux personnages, en dehors de l'espèce de Circé et du tueur habillé en blanc, mais pour un album de conclusion, ce n'est jamais très évident. Un peu décevant, le dénouement avec Novembre, ce cher Novembre, et de même pour le capitaine Crabb, que l'on aurait espéré plus flamboyant. Il n'empêche, c'est une conclusion digne. Plus fatiguée que mélancolique, mais digne.
Le décor de Singapour est bien rendu. Les mouettes, le ciel, les terrasses du port, les ruelles encombrées, l'odeur que les cases nous suggèrent, le phrasé, les enfants, les prostituées, la ligne claire.
L'atmosphère à la Joseph Conrad, surtout.
Bah, après tout, toute conclusion a quelque chose de brutal.