Je dois vous avouer qu’en voyant la couverture, j’avais un peu peur. En effet, on y voit divers appareils modernes, tels qu’un téléphone portable ainsi qu’un iPod. Et s’il y a bien une chose que je déplore dans les séries de BD qui ont traversé les années, c’est qu’elles veulent à tout prix moderniser les personnages, pour s’adapter au public actuel, quitte à retirer ce côté rétro des précédentes histoires. Voir Boule travailler sur un ordinateur portable dans sa chambre, ou bien encore Cédric jouer à la Switch ou s’occuper avec son smartphone en mains, ça me fait bizarre, car ça ne me donne pas l’impression de suivre les aventures des personnages avec lesquels j’ai grandi. Je m’attendais donc à un changement de ce style pour ce 17ème tome de Jojo, et fort heureusement, il n’en est (quasi) rien! À l’exception d’une case où Jojo appelle Gros Louis avec un téléphone portable, le côté « à l’ancienne » est toujours présent, et c’est tant mieux!
J’ai fort apprécié cette aventure, notamment dans sa construction qui part pourtant d’un concept simple: Jojo perd sa montre de grande valeur (sentimentale notamment), et se retrouve impliqué dans une série de quiproquos. D’ailleurs, à chaque fois qu’une nouvelle difficulté apparaissait pour Jojo, je pestais, car ce sentiment d’injustice qui parcourt tout du long le récit me tendait, comme si la victime dans cette histoire, c’était moi. Les personnages adultes sont exaspérants, car ils n’écoutent rien, ne veulent pas accorder de crédit aux deux jeunes héros, et au final, je comprends parfaitement Jojo lorsque, victime d’injustice, il s’écrie « C’est dégueulasse! ». Toute la partie où il a du mal à dormir, où il rumine et n’arrive pas à penser à autre chose que sa montre, je m’y suis retrouvé, et je compatissais à la situation de Jojo! Et rien que pour ça, André Geerts a fait fort, car il a réussi à m’impliquer dans l’histoire.
Assurément une de mes aventures préférées de Jojo!