Quatrième tome dans la série Sword Oratoria, série qui nous propose d'établir un parallèle entre, d'un côté avec la série DanMachi, la montée en puissance de Bell Cranel et de l'autre, avec cette série, la difficile montée en niveau de Aiz Wallenstein ; résumé pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore. Alors certes, depuis les trois premiers tomes, outre le fait d'observer une Familia plus puissante que celle d'Hestia, abordant les péripéties qui lui sont propres, il n'y avait pas grand chose à tirer de ces divertissements, quand bien même la vision d'une Familia supérieure demeure intéressante mais ce tome touche un point qui sort de l'ordinaire, tissant des oppositions sympathiques.
Le meurtre découvert à Rivira mène la Familia Loki a mettre à jour des agissements des plus inquiétants : il semblerait que des dresseurs se servent de parasites pour créer de puissants monstres. Et ce n'est pas des dresseurs de seconde zone...
Pas plus de spoil !
Concernant l'histoire, si l'on passe sous silence la majeure partie des événements dits cruciaux dans l'avancement du scénario, le fil rouge tend à rassembler, si ce n'est dire qu'il est identique, à celui déroulé par Bell Cranel : Aiz Wallenstein, la Princesse à l'épée, désire gagner en puissance. Le problème, c'est que cela fait maintenant quelques années qu'elle est coincée au niveau 5, ne gagnant que très peu d'expérience (d'excelia) au cours des raids auxquels participe sa Familia. Et on va dire que c'est là que réside l'intérêt à présent de la série Sword Oratoria, du moins à partir de ce tome. La volonté que nourrit l'héroïne, fortement accentuée par la mystérieuse dresseuse meurtrière, est admirable, à l'image des efforts que Bell fournit pour tendre vers Aiz. C'est une ouverture vraiment intéressante que l'on a concernant les héros : quand Bell Cranel, grâce à ses compétences, est capable de monter aisément en niveau, il y a ceux qui rencontrent d'énormes difficultés, les affectant particulièrement, du moins s'en est ainsi pour la Princesse à l'épée. Ce qui va la/les pousser à devoir réaliser des actes, des exploits surhumains. Mine de rien, on s'en rend vraiment compte de la "chance" que possède Bell : si il doit quand même fournir (encore heureux) des efforts pour atteindre ses objectifs, ils sont tout de même moins intenses que pour ceux qui n'ont que leur force et leur mental pour s'en sortir. Cette manière de concevoir les choses est une des qualités de cette série, en espérant qu'elle approfondisse, notamment en ce qui concerne les interrogations de Aiz, cette coupure entre Le Lapin et la Princesse.
Mais outre ce fil scénaristique, quand est-il du scénario présentement servi : il demeure divertissant mais sans grande surprise pour ma part, étant donné que j'avais commencé ma découverte de Sword Oratoria par l'adaptation en série animée. On reste sur des affrontements dynamiques et impressionnants, surtout en ce qui concerne le duel entre Aiz et la mystérieuse dresseuse qui met à mal la confiance de la chouchoute de Loki. Et le fait de voir la Cité-Labyrinthe battre de son plein - enfin, surtout le Donjon - est toujours agréable pour peu que l'on apprécie l'univers.
Pour ce qui est des personnages, que rajouter que l'on ne sait pas ? Le même groupe avec les mêmes relations, la même entraide si ce n'est un approfondissement plus explicite, plus travaillé du caractère et de la vie passée de Aiz Wallenstein. Autrement, on demeure sur la même rengaine : la Familia Loki est forte, ce qui fait que Lefiya Viridis ne se sent pas à sa place et joue, comme à son habitude, le rôle d'un Bell Cranel, notamment en ce qui concerne sa volonté de s'améliorer et du fantasme que lui provoque la présence de la Princesse à l'épée à ses côtés.
Pour le dessin, toujours la même qualité de travail, que ce soit pour la facette mignonne des différents personnages (bien que ce tome soit bien plus accès sur un côté plus sombre, plus sérieux) ou que ce soit pour les grands panoramas de confrontation.
Ce quatrième tome se permet de creuser un peu plus la personnalité de Aiz Wallenstein, ce qui permet d'apporter de nombreuses informations concernant sa manière d'être et surtout, de juger le personnage différemment que sous le seul prisme de la série DanMachi - étant "reléguée" à une héroïne plus que taciturne ; quand bien même le héros de cet univers demeure Bell Cranel. Mais le divertissement est toujours présent et ça, c'est l'essentiel !
Et n'oubliez pas : la Fantasy nous appartient !