Jim Bishop signe avec ce tome la fin de la trilogie de l'enfance. Si chaque tome est indépendant on peut voir la progression de l'auteur en terme de mise en page, de thématiques et d'émotion véhiculer.
En lisant le tome j'avais l'impression d'avoir un peu du meilleure de chacun des deux précédentes. Un côté fantastique encore plus poussé, basculant dans l'horreur et un retour plus profond sur soit même ses émotions et le refus de grandir fasse à la pression social.
L'auteur se permet plus de chose, dans sa mise en page qui peut contraster de page en page et dans la narration, n'hésitant pas à briser les codes pour changer totalement d'ambiance.
On ressent bien l'incompréhension de ses gamins face aux adultes, la toxicité du jugement et ce que ça peut produire psychologiquement tout en gardant un regard doux et avec un certain optimiste caustique sur ce qui est le plus important dans l'enfance et qu'on ne devrait pas perdre, la naïveté et la joie dans les choses simple.