Pour ce 26ème tome des aventures de Chesterfield et Blutch, les auteurs optent pour un dépaysement sympathique et envoient leurs larrons au Canada.
Il y avait la crainte qu'en quittant le champs de bataille, on perde de l'intérêt pour l'histoire, mais heureusement Cauvin maintient la rivalité nord-sud. En plus, il s'agit ici d'une histoire présentant les sosies opposés. Vous voyez ce que je veux dire? Un peu comme Supercopter qui soit affronter un méchant Supercopter. BOn c'est pas aussi cool ici, mais c'est déjà sympa de voir deux ahuris sudistes semblables à nos héros. Malheureusement le scénariste est un peu redondant dans ses gags, et si l'histoire amuse bien, on aurait pu en attendre un peu plus.
Graphiquement, on va dire que nous sommes entrés dans l'âge d'or de Lambil qui délivre un dessin nerveux mais habile et précis. Son découpage est toujours classique, mais il reste maître de cette technique, jamais le récit n'aura été aussi fluide. Puis enfin, ce qu'il y a de bien avec ce changement de décor, c'est que Lambil peut dessiner autre chose que des prairies ; dès lors on ressent un réel enthousiasme dans le dessin.
Bref, L'or du Quebec est un album gag parfois un peu mou (surtout sur la fin) mais qui reste efficace globalement.