Comme beaucoup, j'ai vraiment apprécié cette saga.
Avant d'aborder le second cycle, c'est donc avec enthousiasme que je me lance dans la relecture du premier cycle, 15 ans après.
Et là, grosse déception. Subjugué à l'époque par la qualité graphique, j'avais occulté de nombreux défauts qui me reviennent maintenant en pleine face et que je ne peux plus ignorer.
Graphiquement, ce n'est pas la très bonne qualité générale (sauf les personnages féminins, et les coiffures, mais ça reste du détail) que je remets en cause, mais seulement le choix de mise en scène toujours très sombre. A croire qu'il n'y a pas l'électricité dans les vaisseaux !? Les jeux d'ombre, c'est joli, ça met dans l'ambiance, mais c'est pas vraiment en phase avec le réalisme pointilleux qu'essaie de donner l'auteur à son histoire.
Scénaristiquement, c'est là le souci. Plus précisément les personnages. On est en plein paradoxe : les personnages sont très travaillés, avec un passé, etc..., on le verra dans les épisodes suivants, mais ils sont hyper stéréotypés, voire clichés et pour la plupart antipathiques, ou en tout cas sans charisme. Certes ce sont les "douze salopards" à qui on donne une seconde chance. Mais là aussi c'est totalement incohérent : dans l'espace, il ne peut pas y avoir de seconde chance, c'est pas crédible. Bon, c'est qu'une bd donc ok on a vu pire...
Enfin, le truc insupportable, c'est à chaque chapitre l'extrait de la bible. C'est mauvais, prétentieux, mal écrit volontairement pour donner un côté mystique, mais du coup raté. J'ai arrêté de les lire pour pas m'énerver.
Bon, voilà, j'aime pas les critiques trop longues, donc je m'arrête là. Ca reste malgré cela une bonne bd, l'idée du "mur" est originale, qui s'améliore au fil des épisodes, et on ressent l'implication et l'énorme travail de Bajram.