Dans cette oeuvre, comme à son habitude, Matsumoto avec l'aide d'Eifuku nous emportent dans un récit onirique, où les bâtiments penchent sans s'écrouler, les esprits malins des temps anciens coutoient les hommes et un professeur va manger des confiserie près d'une rivière avec ces élevés...
Mais sous ces airs de rêverie, Samouraï Bambou cache une part d'ombre, l'ombre d'un sommeil lourd, qui dévorent ces visions fabuleuses du quotidien... Cela se voit tout au long de l'oeuvre, où toutes les cases sont entourées de contours noir, irrégulier... Mais ce ne sont pas des contours, mais une peinture noirâtre, qui fait apparaître le rêve, comme un sursaut. Et plusieurs fois lors de la lecture, les pages remplacent leurs cases par un fond noir, synonyme d'une rêverie perturbées, voir sa fin...
Et enfin comme avec l'affrontements entre Senou et Kikuchi, les personnages perdent leurs blancs, et ne font plus qu'un avec ce fond, ce sommeil profond. Ils perdent alors cet esprit enfantin, esprit de simplicité quotidienne, dont Matsumoto se revendique, et se conforme dans la somnolence meurtrière et aveugles, là où les démons partent...
Ce manga est un classique des plus absolu, et j'espère que ma réflexions aussi simple que l'oeuvre en elle-même, donnera à plus d'un d'aller le lire, de s'endormir dans l'onirisme...