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Aspiration
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le 26 mai 2024
C'est le titre qui m'a fait prendre ce livre en main : une telle ressemblance avec "Les rêveries du promeneur solitaire" de Rousseau au rayon manga ça ne pouvait pas me laisser indifférente. Ce livre est fascinant, d'abord parce qu'il arrive à rester captivant alors même qu'il n'y a pas de scénario à proprement parler. Le concept est le suivant : le personnage principal est un jeune homme d'affaire célibataire dont on sait peu de chose, si ce n'est qu'il est un incorrigible gourmet. Chaque chapitre de ce livre a pour titre le contenu de son assiette et le lieu dans lequel il a pu s'attabler pour déguster les plats. Seul face à différents plats (souvent populaires) il parle seul, il philosophe sur l'alimentation, les traditions culinaires japonaises, et les souvenirs associés aux différents plats. Le dessin est bon puisqu'il réussi à donner faim mais n'est pas renversant pour autant. Tout repose sur les mots et l'originalité du projet.
Là où ce livre est vraiment très intéressant, selon moi, c'est qu'il met en avant les différences culturelles du rapport que l'on a avec l'alimentation. Par exemple, si le client est roi dans les pays occidentaux, les japonais risquent de payer une amende s'ils ne terminent pas leurs plats. C'est le patron du restaurant qui partage le fruit de son travail et qui mérite reconnaissance pour cela. Passer la porte de son établissement, c'est accepter de se plier à sa façon de cuisiner, de travailler et d'accueillir.
De plus, c'est un personnage contemplatif qui au cours de ses promenades dans les différents quartiers de Tokyo qui peut se permettre le luxe de toujours écouter sa faim : dans la veine du carpe diem, l'histoire commence toujours par "tiens, j'ai faim, et j'ai envie de ça..." pour ensuite écouter son instinct et se laisser surprendre par des adresses qu'il ne connait pas encore. L'auteur a d'ailleurs un don pour décrire les saveurs et les émotions qui en résultent, toujours avec des plats qui relèvent de traditions populaires et non de haute gastronomie. Ce qui n'empêche pas (bien au contraire...) notre héros d'apprécier ces moments à tables comme s'il mangeait dans les établissements les plus raffinés. C'est le dernier message de ce livre : en étant curieux et concentré sur ce qu'on a dans l'assiette, la cuisine "maison" que l'on mange de façon hebdomadaire sans y réfléchir peut être pleine de richesses également. C'est juste qu'on ne prend plus le temps de le voir.
En bref, une bonne lecture pour avoir faim des plaisirs simples.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste Les meilleures BD de 2016
Créée
le 5 août 2016
Critique lue 225 fois
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