La collection Noir de Marvel regroupe essentiellement des one-shot, ce qui permet de capitaliser sur la réinterprétation des héros à l'époque noir en cas de panne d'inspiration. Dans le cas d'une suite, ce n'est plus possible et il faut répondre présent, raconter une vraie histoire, au-delà du contexte et de l'esthétisme aguicheur des années 30, sombre époque de la grande dépression en Amérique et ailleurs.
Je suis une créature de la nuit, A l'heure où l'alcool pare tous les visages d'une flatteuse aura. Je suis moins belle à la lumière...
Et ce second tome trouve d'autres choses à dire, en plus de conserver des éléments qui avaient la réussite du premier (enquête policière, héros plus violent, atmosphère). On aborde ainsi des thèmes propres à l'époque, la montée du nazisme dans l'occident, la ségrégation... On continue de développer les personnages : Parker mais surtout Felicia, envoûtante tout du long malgré une chute étrange à la dernière page.
Un bon tome, honnête, sobre et efficace, qui continue de raconter une toute autre histoire, sans paraître se contenter d'une simple transposition. Une agréable réussite qui se confirme.