Petit, mais pas assez pour se faire oublier
Chris Yost est l'un de mes scénaristes préféré en ce moment, depuis X-Force. Il est l'un des auteurs capable de faire des histoires simples et efficaces, qui peuvent se lire et se relire, sans se lasser. Des histoires qui n'auront aucunes conséquences sur le personnage ou son univers, comme les premiers épisodes de Avenging Spider-man avec Madureira, le dessin de ce dernier joue beaucoup sur la qualité du titre, mais la collaboration entre les deux artistes donne toujours un résultat divertissant.
Là, où Zeb Wells excelle, avec ses histoires sur Carnage, laisse sa place à Chris Yost, et ça ne lui réussi pas du tout. On devait voir ici, un retour de Carnage, dont le titre oppose celui de la saga "Maximum : Carnage" à la sel différence que "Maximum" est sympathique, alors que celui ci est totalement chiant. On s'emmerde au plus haut point, moi qui adore le nouveau personnage de Venom, et qui voulait apprendre à connaître Scarlet Spider, je ne me suis jamais autant fait chier en lisant un comics, excepté Ultimatum. Minimum Carnage, est un cross-over entre les deux séries des personnages tirés de l'univers de Spider-man, afin que les publiques de l'une des série soit amené à connaître l'autre. Mais c'est tellement mauvais, autant par l'histoire que par le dessin. Non, car les épisodes de "Venom" sont lisibles.
Quand on pense au personnage de Carnage, on pense à une histoire proche de l'horreur, une histoire violente, mais ici on a uniquement un semblant de violence. C'est violent mais Marvel ne veut pas le montrer, c'est caché.
Carnage a découvert un monde microscopique dans lequel son symbiote vit, il a réussi a multiplier son symbiote et a créé une sorte d'épidémie. La fin est totalement stupide, à chercher une trop grande menace, on ne sait plus comment l'arrêter. La plus grosse erreur est d'insérer ces personnages dans ce monde, Venom et Scarlet sont des personnages urbains, leur place est dans la ville, à se balancer entre les toits. C'est comme emmener Spider-man à Atlantis pour une fondue avec Namor, ça ne se fait pas ! (en fait, c'est pas mal pour un numéro spécial comme chez DC, un "WTF CERTIFIED").
Bref, cette saga sent les années 90's à plein nez, mais pas de chance, l'odeur rappelle plus les horreurs de Liefield que les chefs d'oeuvres de Jim Lee ou Alex Ross.