Normalement on est d'accord qu'on en fait pas toute une oeuvre.
Sauf que là on est en présence du Maitre avec un grand M : Jiro Taniguchi, le mec qui était capable de créer sur base du seul sentiment d'un moment d'errement de l'esprit en pensant à une situation de la vie.
Dans ce cas-ci, si on était capable de revenir une dernière journée dire à ceux qui nous resteront dans nos souvenirs d'éternité, que l'on les aime, tout simplement, car il n'y a rien de mieux à faire que de partir léger en souhaitant la bonne chance à ceux qui continuent la course sans temps mort sauf pour en finir de ce monde cruel ; leur apporter l'espoir le plus tenace en leur montrant qu'on peut partir heureux d'une fin en soi si tout est bien coupé, que tout n'est que la fin de notre réalisation que l'on apporte ensuite autour de soi, se répercute sur plusieurs générations sans le voir clairement, plutôt dans l'air du déroulement des suivants évènements : une influence d'histoire inspirante, les morts qui nous ont précédés comme pourtant intérêt pour l'avenir, se dire que l'on peut tous fabriquer le monde, chacun s'étant déjà fabriqué sa petite vie agréable si diluant dans la masse mais ayant donc forcément une influence sur le gout de l'univers même minime.
Ce manga reste très mauvais malgré l'inspiration profonde qu'il apporte, un peu comme si des fleurs magnifiques nous donnait de les inhaler à pleins poumons mais on se rendait vite compte qu'elles avaient une odeur cendre, réchauffé, par un soleil brulant d'un ciel radieux, en soi, sans avoir gérer la pousse des choses et les sentiments bourgeons calcinant l'esprit du créateur.
Il y a une idée de base que je trouve assez complètement utilisé de toute part, une des moins originale au monde pour en plus ne rien montrer.
Un homme qui ressasse sans cesse son passé, médiocre, banale, sans commentaires et un enfant qui se plaint tel un capricieux, et dont la morale sera d'arrêter de se plaindre et d'émettre de la gratification car on a pas forcément tous la même chance surtout quand on grandit.
Mais au final ca ne mène à rien car l'adulte à une vie de merde mais y'a pas changement d'esprit utile, juste pour le sentimentalisme et l'enfant aussi peut en avoir une, juste Taniguchi veut lui faire changer en soi pour une morale plus omniprésente encore que bien-pensante.
Ca pue le réchauffé à tous les niveaux, cet auteur n'est pas rempli de bons sentiments, juste animé d'une volonté de créer en soi pour apaiser le brasier de ses frustrations, ses remords et regrets en soi sans réflexions par dessus.
Un peu comme si un vent chaud le frappait toujours du même coté et que le mec n'avait jamais eu l'idée de se lever de sa chaise pour fermer la fenêtre et aller voir ailleurs car c'était justement sa seule ouverture vers le monde, étant sidéré par ses erreurs d'antan, peur d'essayer de revivre tout simplement : la qualité d'une de ses œuvres ne dépendant que de par le hasard de l'ajustement d'une inspiration diaphane sur l'organisation d'un récit intéressante en soi et du relief de l'univers et des dessins qualitatifs sans avoir de lien fort avec l'idée de base de la création.
On peut interpréter à l'infini quand on est à fleur de peau, se poser milles questions du pourquoi des choses quand on est mal emboité nous-mêmes, nous frictionnant sur nous-mêmes, chaque infimes frottements de micro-paroi comme autant d'occasions de se perdre en nous-memes en croyant trouver la vérité sur ce que l'on fait à l'instant présent alors qu'on est dans le noir de notre conscience, perdu avec le passé et le futur car vivant sans lumière eux aussi, à souffrir de toutes les étincelles que l'on fait apparaitre à force de taper deux morceaux de nous-mêmes l'un contre l'autre comme bonne idée pour faire du feu.
;
Encore une fois le seul truc bien c'est l'éther de son style, et à ce que je sache son principe c'est d'être pas très concret et palpable, remplissant l'entièreté du vide de l'espace jusqu'à temps qu'on dit la voir, puis plus rien.