2h37 est un film comme on en voit trop souvent, avec des histoires comme on en voit trop souvent et des personnages comme on en voit trop souvent. Si je ne met que la moyenne à ce film (et c'est déjà bien), c'est en parti parce qu'il n'y a pas une once d'originalité mais aussi parce qu'il manque férocement de crédibilité.
C'est l'histoire d'un richard à la con, d'une grognasse dépressive, d'un sportif à l'humour plus que bof, d'un homosexuel gay qui aime les hommes et les bonnets, d'une poufiasse lourdingue et d'un mec malade qui se pisse dessus. Dès les premières secondes du film, on sait qu'un des ados du lycée va se flinguer et ces 6 là ont tous plusieurs bonnes raisons de le faire.
Le problème majeur du film, ce sont les personnages. Les personnages en eux même n'ont rien d'intéressant, et les acteurs en font soit trop, soit pas assez. Le fils de riche joue du piano (évidemment) et il est aussi important dans le film que le Mandarin dans "Iron Man 3". Sa soeur tape rapidement sur les nerfs avec son air grave permanent (elle a une bonne raison vous allez me dire ...), le gros footballer ....
SPOILER
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se tire l'élastique sur une photo de gros poilu ... pas une vidéo, pas une image explicite, juste une photo d'un mec comme on en voit sur les pubs à la fin des télépoches. Quel genre d'ado de 17 ans peut faire "fap fap" sur une simple image ?
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FIN SPOILER
le gros con de footballer disais-je, cache si bien son terrible secret que l'on ne s'en doute pas une seconde ! (Ironie quand tu nous tiens), le gay arrive à être complètement def en tirant une fois sur son petit joint de merde et passe son temps à raconter ses conneries au conseiller (il a des rouflaquettes ... DES ROUFLAQUETTES BORDEL ! ) La poufiasse anorexique est le personnage le plus transparent du film (pourquoi il faut toujours une anorexique dans les lycées américains ?), et le "Elephant Man" n'a qu'un seul rêve : faire du foot ... du foot ... DU FOOT ... Est-ce bien raisonnable ? (dixit Desproges).
C'est dur de rester attentif à un film qui nous offre 6 persos qu'i nous radotent de la merde grâce à des dialogues moins crédibles les uns que les autres. Et lors de la fin du film, les questions fusent. Si le malade a encore ses deux urètres, de quoi s'est-il fait opérer ? Depuis quand fait-on du sport à moitié à poil au lycée ? Depuis quand un test "pipi" de grossesse affiche le résultat le lendemain du rapport ? Et à quoi correspond 3 barres sur un test de grossesse ? D'accord, une égal pas d'enfant. Deux égal enceinte. Mais trois ? Pourquoi a t-on le droit à une fin aussi conne ? Pourquoi y a t-il plein de faux raccord ? Pourquoi se tape t-on 300 fois le plan du même arbtre ? Pourquoi le prix de l'essence augmente ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Amis suicidaire, ne voyons pas que le mauvais côté du film car à la pelle, je pourrais citer des points positifs. Y a quelques ptits trucs surprenants malgré tout (mais pas le final), y a du sang, y a du cul, y a de la drogue ... (ces arguments sont-ils valables ?) Maintenant, la grosse question c'est ... Ce film est-il un hommage à la décédée à 2h37 comme dit à la fin du film ? (c'est con d'ailleurs de comprendre le titre qu'à la fin d'un film, est-ce que "Le Sixième Sens" devrait s'appeler "John McClane est mort ?) Où est-ce un hommage à "Elephant" de Gugus sorti 3 ans plus tôt et qui est presque cité pendant le film ? "2h37" va donc sans doute rejoindre le cimetière des films qui se sont inspirés d'autres films un peu trop fortement. Adieu "White House Down" (alors que tu n'es même pas encore sorti), adieu "Reservoir Dogs" (on peut toujours rêver), adieu Equilibrium (et là je pleure), adieu "2h37", tu m'auras quand même fait passer 1h30 de mon temps à ne pas trop m'ennuyer et 15 minutes pour faire une critique. Amis lycéens fan de clichés cinématographiques,
Bon Film :)