Je m'appel Octave Parango et je m'habille chez APC

99 Francs est l’adaptation en film du désormais célèbre roman éponyme de Frédéric Beigbeder.


Ce dernier retrace l’histoire d’Octave Parango, jeune prodige de la communication hautain, antipathique, et égocentrique a qui tout réussi : argent, succès, soirées etc jusqu’au jour où ce dernier apprend qu’il va devenir papa. Octave, magnifiquement interprété par Jean Dujardin au sommet de son art ne va pas réussir a encaisser la nouvelle et ce qu’elle implique.


La descente aux enfers commence alors pour le principal protagoniste. Ce dernier préférant la drogue à ses responsabilités et sa vie réelle, l’univers qu’il connait va progressivement s’écrouler et Octave va rapidement sombrer dans une spirale infernale autodestructrice sans pouvoir s’en sortir dégouté de son travail, de lui même et surtout du monde qui l’entour.


Pour ce qui est de la réalisation, Jean Kounen joue subtilement avec le spectateur pour que ce dernier soit tantôt choqué tantôt amusé avec un nombre de réplique devenu culte pour tout une génération tel que « j’suis en bad » « je m’appel Octave Parango et je m’habille chez APC ».


Visuellement le film n’a rien de transcendant ce n’est pas à ce niveau que le qualité et le génie de ce film sont perceptibles mais bien dans la mise en scène avec notamment une référence au cultissime Las Vegas Parano de Terry Gilliam (1998) lorsqu’Octave et son ami sont sous extasy. De même, le réalisateur arrive a captiver son audience en amenant le spectateur dans la tête d’Octave que ce soit lorsque celui ci est méprisable au possible que quand ce dernier est dans une réelle détresse humaine.


Ensuite qui de mieux que Jean Dujardin pour incarner le personnage méprisable et touchant à la fois. Par son interprétation d’Octave, celui ci démontre encore une fois toute l’étendu de son talent.


Enfin, pour conclure, je trouve qu’il n’y a rien de plus détestable qu’un « happy ending » à l’américaine plein de clichés. Or ici, c’est tout le contraire. Le réalisateur nous laisse sans voix avec un finish qui interpèle et qui fait réfléchir.


Alexis FARGIER.

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le 19 août 2015

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