Il s’agit du premier film d’Adeline Picault, surtout présente dans le monde du théâtre (ce qui n’est pas forcément un bon signe). Quatre losers du collège pataugent dans les affres de leur adolescence faite de romantisme, d’hormones contrariées, de rapports sociaux chaotiques et de contrôles de maths. Pour sortir de l’impasse du célibat, ils décident de prendre des cours de drague avec une des jolies filles du bahut. Forcément, ils vont changer et elle aussi. Ça a à la fois le goût, l’odeur et l’aspect d’un mélange entre Les Beaux Gosses, LOL et n’importe quelle comédie dramatico-sentimentale sur les amours adolescentes. Le volet comédie alterne entre le bon et le moins bon. Il faut reconnaître qu’on rit parfois de bon cœur mais à d’autres moments, cette sensation de déjà vu vient gâcher le plaisir. L’histoire n’est pas d’une grande originalité et les personnages sont souvent caricaturaux, en particulier ces ados qui ne semblent pas reconnaître le texte cliché qu’on leur fait dire. C’est là clairement le point faible du film. A la mise en scène, rien de particulier à se mettre sous la dent si ce n’est un décor sobre et très à propos filmé sobrement. En réalité, c’est surtout dans le rapport entre ces ados et leurs parents que le film est réussi parce qu’il parvient à placer chacun face à ses incertitude et finit par montrer que la galère, ça se partage et même que c’est ça la vie. Picault est en terrain connu puisqu’on tient avec ce sujet la moelle d’une partie de son travail universitaire. Enfin, la comédie romantique fonctionne plutôt bien si l’on se laisse porter par la naïveté de tout ça. On notera une bonne prestation des acteurs adultes (Bedia, Macaigne, Larrouy) et de la jeune Inès d’Assomption. Alors oui, c’est un peu lourd et déjà vu mais c’est franchement mignon et ça se regarde bien.