Exit Roger Moore, c’est Timothy Dalton qui reprend le costume de l’agent 007. Avec toujours John Glen derriére la caméra. Et autant le dire tout de suite : le regain de forme est évident, tout comme la meilleure qualité du film !
Lors d’un exercice à Gibraltar avec les agents 00, 004 est tué. Un autre suit et James bond part à la poursuite du tueur et celui-ci finit également par y laisser la vie. Le début d’une nouvelle menace ?
Quoi qu’en disent certains, Roger Moore était un James Bond franchement douteux aussi bien dans son interprétation que son influence (ou son attitude sur les tournages). Timothy Dalton prend la suite et incarne un 007 bien plus « british » et serious business. Attention, je ne veux pas dire par là que le film reprend le style des premiers en jouant à 100% la carte de l’espionnage. On est dans un cinéma ici plus proche de l’action, voir de l’aventure par moment, mais le personnage joue sur un humour plus léger (et donc aussi plus drôle) et surtout délaisse clairement le côté « tiens, une fille, faut que je lui saute dessus », pour se rapprocher d’une seule et donc avoir un côté plus… humain.
Et oui, l’absence de remarque purement sexiste, la classe dont il fait preuve, et le choix de l’orientation qu’il donne à son personnage le rend clairement plus attachant et on le prend beaucoup plus au sérieux, en le considérant comme une vraie menace pour ses adversaires (et comme ils ont peur de lui, ça semble plus cohérent). John Glen étant tributaire du scénario et de ses acteurs, il réalise ici un film bien meilleur, sans effets trop datés et livre à mon sens l’épisode qui signe le grand retour de la franchise !