"La vie c'est comme un boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber." Eh bien non, Lester Burnham en décide autrement. Enfermé dans une famille à la discipline quasi-militaire, rongé par l'ennui, frustré par l'absence de sexualité conjugale, le personnage principal décide de se révéler et de mener la vie dont il rêve.
Dans ce film on voit une Amérique profondément ennuyante, l'Homme vie dans un cadre de vie pseudo-idillyque et ne se réjouit que dans l'apparence d'un rêve Américain réussit. Un homme se rebelle contre cette société consumériste. En parallèle, sa famille, bardée de clichés, peine à se sortir de ce cycle infernal. Une mère psycho-rigide et autoritaire, est obnubilée par sa carrière. Elle paraît tristement épanouie dans l'entretient de sa maison et de son jardin. (Je citerai ici Sylvain Tesson; 'Ne pas finir comme ces marins pour qui l'entretien devient une fin en soi et qui pourrissent à quai, définitivement ancrés, passant leurs journées à remettre de l'ordre dans une vie éteinte.') Sa fille, adolescente qui se cherche, complexée n'est comprise que par un adolescent marginal. Ce dernier est un personnage complet, dealer de cannabis, voyeur sur les bords avec une éducation bien particulière. C'est par un magistral quiproquo que cette oeuvre se finit.
Avec la beauté des images et de la mise en scène, on ne s'étonne pas que Sam Mendes ait reçu 14 récompenses dont l'Oscar du meilleur réalisateur en 2000 pour ce film.
Voilà, j'espère que je n'en n'ai pas trop dis et que ça suffira à en convaincre certains !
Mash137
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le 30 avr. 2013

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le 30 avr. 2013

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Mash137

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