Anne perd sa mémoire sur son lit de mort.
Pourtant, j'ai l'impression d'avoir un réel aperçus de ses souvenirs. Des souvenirs mondains, une vie ponctuée d'art, de culture, de vacances bourgeoises, de grand diners, de famille, de fierté ou de déception. Une vie Parisienne assez commune, un appartement vieux et truffé de mémoires, reflet de leur existence. Une fille, belle vie, bonne études, travaille à l'étranger.
Enormément d'informations transmises durant tout le film, mais pas un mot. Rien que des regards. Rien qu'un appartement miteux et froid, un salon cultivé, une chambre à coucher et des petits mots bien articulés. C'est d'un génie de communication, de compréhension, j'ai été littéralement captivé par l'expressivité de ce film.
Au delà du personnage d'Anne, il s'agit d'un amour, d'un amour inconditionnel d'un homme pour sa femme, d'une parole inébranlable, d'un "je serais toujours là pour toi".
Quand on a dépassé l'euphorie amoureuse, vient le vrai lien, une chaine invisible, il faut de l'expérience et du vécu. Les deux protagonistes nous en font la preuve.
Petit bémol surement sur la lenteur du film qui peut nous fermer les paupières de temps à autre mais rien de bien méchant, je pense même que c'est grâce à ça que le film prend du charme et de l'impact pour sa chute.