Le Baby driver d’ Edgar Wright est à son tour victime d’une « Error 404 - Votre critique ne correspond pas au bon film ».
Oui Baby, j’ai pensé à un autre quand nous n’étions que tous les deux. Du coup, j’utilise des revues de presse d'un autre film pour te critiquer.
Alors, commençons en musique.
Plutôt celle-là en fait.
Un jeune homme solitaire, [Baby], conduit le jour à [Atlanta] pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant - et au volant, il est le meilleur ! […] C’est alors que la route du pilote croise celle [de Debora]. Pour la première fois de sa vie, il n’est plus seul. […] Doublé par ses commanditaires, et obsédé par les risques qui pèsent sur [Debora], il n’a dès lors pas d’autre alternative que de les traquer un à un…
En défendant la fantaisie pulsionnelle contre la vraisemblance de rigueur dans le polar motorisé, [Edgar Wright] propose un type d'immersion inédit, comprenant que la réussite de l'action ne tient pas à la surenchère en elle-même, mais aux forces qui la contrebalancent. [Chronic'art.com] [Edgar Wright] a changé et s'est épanoui dans le cadre d'un film accessible au plus grand nombre (...) alternant des fulgurances poétiques et des courses-poursuites, furtives mais inoubliables. [Excessif]
[Baby driver], hâtivement présenté comme un pastiche des thrillers 80's de William Friedkin et de Michael Mann, propulse enfin son auteur vers la stratosphère des grands. [Première] Le réalisateur [britannique], très cinéphile, connaît ses classiques signés Michael Mann, Peter Yates ou Martin Scorsese, les réinterprète avec classe et adrénaline. [Le Figaroscope] Le thème de la vitesse et de la route contraste idéalement avec une mise en scène contemplative, à la retenue parfois presque bressonnienne. [L'Humanité]
Si l'on peut regretter que la parenthèse bucolique se referme un peu vite, on reste impressionné par la mise en scène d’[Edgar Wright] bloc de granit sans faille ou presque qui, à la façon d'un Paul Verhoeven, augure d'un bel avenir de maverick européen à Hollywood. [Les Inrockuptibles]
[Baby driver] dépasse ses atours d' « actioner pulp » remarquablement troussé : chaque silence, chaque ralenti, chaque poursuite, chaque fusillade, chaque baiser, suinte de poésie mélancolique et prend des dimensions émotionnelles que seul le grand cinéma est capable de créer. Un chef-d'oeuvre intemporel, universel, inépuisable. [CinemaTeaser]
[Edgar Wright] offre une embardée démente avec le suave [Ansel Elgort] en chauffeur chauffé à blanc. [Libération] Porté par une musique pop comme sortie des années 1980, [Baby driver] multiplie les ralentis et réussit un mariage improbable entre la romance la plus délicieusement fleur bleue et un déchaînement de violence qui rappelle le cinéma sud-coréen. [Le Parisien] Attention ! Même si l'affiche et le titre de ce film ont tout du trip pour garçons [...] il serait fort dommage de ne pas s'y frotter par peur du sang. [Elle]
[Edgar Wright] condense tous les attraits du film noir : personnage laconique, atmosphère inquiétante et séduisante, tension permanente, interprétation époustouflante, réalisation bluffante (qui pèche cependant vers la fin par excès de violence) [La Croix] Entre longues plages mélancoliques et bouffées d'ultraviolence cartoonesque, entre sublime et grotesque, [Edgar Wright] signe un objet inclassable, insaisissable, à l'image de son énigmatique héros. [TéléCinéObs]
[Baby driver] tranche pour une ligne claire et une recherche d'hypnose visuelle et sonore héritée des polars urbains magnétiques des années 80 afin de jouer sur tous les tableaux. Il multiplie les effets de saute qui menacent sa belle ligne d'intensité. [Cahiers du Cinéma] Du style mais aucune vision, de belles idées de plans et un sens incontestable de l'épate mais aucune idée de fond, un sens de la surface et du design mais aucune densité. [Charlie Hebdo]
J’avoue, celui-ci n’était pas difficile à trouver, mais la collection d’extraits récupérés sur Allociné colle si parfaitement... Il s’agit bien entendu du Drive de Nicolas Winding Refn, avec
Ryan Gosling. Quelqu’un a d’ailleurs fait à ma place le trailer parfait, en fusionnant les deux films.
Et en vrai, qu’est-ce que je pense vraiment du film ? En quelques mots. Edgar Wright montre une fois encore son amour de la musique. Il me confirme dans mon idée que Scott Pilgrim Vs. The World est surtout un film musical (j’essaierai de développer ça un jour).
Rarement j’ai vu une musique qui colle aussi bien à un film. Baby driver n'a pas un scénario, il a une playlist. Tout le montage et la mise en scène sont pensés autour des morceaux. La bande-son constitue le véritable script de Baby driver. Et j’avoue que j’aime beaucoup le style de musique choisi.
La trame est classique, les rebondissements aussi, mais Edgar Wright fait preuve d’une grande ingéniosité visuelle que j’apprécie beaucoup. Ses séquences de course-poursuite sont des merveilles de rythme.
Bref, un très bon moment, à voir et surtout à écouter.