Môme, je n'avais pas la K7 de "Maman J'ai Raté l'Avion" mais j'avais le droit à un mauvais ersatz, "Bébé part en Vadrouille", où des kidnappeurs courent après leur "rançon" parti visiter la ville, que j'ai du voir cent fois. Le fait de ne me souvenir plus que d'une scène est la preuve de la qualité du film. Et même cette scène (avec le gorille) est plus mauvaise que dans ces souvenirs.
Si j'avale les nombreuses chutes où les méchants se font mal entre les jambes, j'ai un peu plus de mal à y croire lorsque le bébé porte, par exemple, un coup de pied qui leur fait tout autant de bien... Ce même bébé, qui rit tout le temps, est insupportable, comme tous les bébés vous me direz, quoi que celui-là a le mérite de ne pas chialer. On en voudrait que les méchants réussissent !
Surtout que les gentils, des grands bourgeois, ont pour objectif en début de film que leur bébé fasse la Une d'un journal papier, par concurrence avec d'autres familles de riche, parce que c'est le plus beau ! La Une ? Leur mioche est plus important que le COVID ? Que les manifs contre la Loi de Sécurité Générale ? Que Wejdene aux NRJ Music Awards ?
Puis tout le film est entrecoupé de passages à la musique mélodramatique où la mère et la babysitter chialent (à part le père qui s'en branle, quasi absent du film, yeaaahhh, COUILLES POWER) en se demandant "où est leur petit enfant". Ça n'a rien à faire dans une comédie, ça ne marche pas !
On ne croit jamais aux situations ! On est à des années lumière de l'efficacité plastique d'un Tom & Jerry. Ce n'est pas drôle ! "Bébé part en Vadrouille" demande autant de suspension d'incrédulité que de croire encore à la magie de Noël à 30 piges. D'ailleurs je me demande pourquoi je me retape toutes ces merdes, à m'énerver tout seul comme un con. Parce que je le suis, con ? Sans doute.