Encadré par une équipe technique talentueuse, puisque nous trouvons à la photographie Desmond Dickinson – récompensé à la Mostra de Venise pour son travail sur Hamlet (Laurence Olivier, 1948) – et à la direction artistique C. Wilfred Arnold, fidèle d’Alfred Hitchcock, Horrors of the Black Museum déconcerte par son incapacité à susciter la moindre surprise au sein d’un genre certes codifié mais reposant en partie sur ses retournements de situation et ses révélations, d’autant plus que le format de l’enquête est privilégié, en témoignent les longues et répétitives séquences captées dans les bureaux de Scotland Yard. Si l’ouverture frappe fort, déclenchant à l’époque une levée de boucliers moralisateurs, elle demeure l’intérêt principal d’une production sinon stéréotypée et dépourvue de rythme qui emprunte volontiers à House of Wax (André de Toth, 1953) ou à House on Haunted Hill (William Castle, 1959). Nous retiendrons également le portrait d’une capitalisation sur la violence par le prisme de l’ambiguïté du personnage d’Edmond Bancroft, tour à tour investigateur, journaliste et romancier écrivant sur les sujets sordides dont il est à l’origine.

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