Sortant en moyenne un film tous les trois ans depuis The Proposition, John Hillcoat était revenu en 2012 au cinéma avec des Hommes sans Loi, après avoir adapté la Route de Cormack McCarthy.
Genre totalement différent que le dernier cité, Des Hommes sans Loi nous plonge dans l'Amérique de la prohibition au sein d'une petite bourgade où quelques bandits frelatent et distillent leur propre alcool. La police ferme les yeux tant qu'elle y reçoit une petite part. Les choses vont changer avec l'arrivée d'un policier venu de la ville, bien décidé à nettoyer tout cela.
Bien sûr, le film n'invente rien. Le scénario est vu et revu mais il faut reconnaître que le traitement est plutôt réussi. D'abord parce qu'en usant des poncifs du genre, Hillcoat leur redonne leur lettre de noblesse grâce notamment à une réalisation particulièrement léchée.
Ensuite, il faut reconnaître que le casting n'est pas en reste. Tom Hardy est égal à lui-même.Jessica Chastain allie toujours parfaitement talent et charme, on (re)découvre Mia Wasikowska et on voit surtout un Shia LeBeouf presque parfait ou encore Gary Oldman et surtout Guy Pearce, exceptionnel dans son rôle de flic.
J'aime particulièrement le soin apporté à la photographie de l'image et surtout l'aura qui se dégage aussi du film. Hillcoat fait quelque chose qui se rapproche un peu (mais vraiment un peu) à ce que Dominik avait fait pour Jesse James, à savoir présenter un criminel et lui donner une aura différente que celle du criminel qu'il faut simplement abattre.
Bref, cette seconde vision du film, après l'avoir vu au cinéma, conserve toujours autant de charme.