"Ma femme est morte..." Lancelot Rubinstein nous l'annonce d'une voix-off, appuyée par l'image de la fin d'un piqué qu'effectue une voiture dans un lac.
Cette voix est celle d'un homme timide, tout ce qui semble de plus insignifiant comme le couple qu'il forme avec sa première femme, couple d'ennui total qui dure depuis dix ans. Ce mariage aurait pu durer toute la vie mais est rompu quand Lancelot (Julien Boisselier) tombe un jour par le plus grand des hasard sur Irina (Caterina Murino), une belle femme fougueuse et libérée, son contraire. Ce ne semble pas être le coup de foudre absolu, ils s'installent néanmoins ensemble du jour au lendemain. Il est subjugué par sa beauté et son caractère volcanique, elle on ne sait pas trop.
Le métrage fonctionne alors par flash-backs, baladés que nous sommes entre l'évolution de ce nouveau couple, Irina est déjantée et ne cache pas à son mari de nombreuses aventures notamment lors de ses déplacements professionnels intrigants, et l'enquête menée par la police. Car Irina n'est pas morte d'un simple accident mais d'une crise cardiaque dû à un empoisonnement.
La grande force du film réside dans l'énigmatisme annoncé dès le début et ressenti tout au long. Julien Boisselier joue sa partition à merveille, paisible dans un premier temps, plus "énervé" ensuite, tandis que Caterina Murano ne dévoile sa vraie facette qu'à travers l'étonnant dénouement de fin.
On pourra regretter des seconds rôles guère consistants et un beau message un peu maladroitement exprimé mais ce thriller à la sauce française s'avère très original et ce n'est pas si courant.