Premier long métrage de Lluis Quilez que je regarde, en même temps sa filmographie ne propose strictement rien. Parmi les premiers films à sortir pour ce début d’année 2021, Froid Mortel, ou plus précisément Bajocero pour les puristes, fût une légère déception en tant que friand du genre thriller.
L’aspect narratif semble correct durant la première demi-heure du film, mais très rapidement s’installe une ambiance qui m’évoque à aucun moment un stresse ou même une peur pour le moindre personnage du récit. La prison réussie parfaitement à nous immerger dans cette atmosphère lugubre et chaque détenue à sa propre personnalité qui rend l’air de plus en plus irrespirable. Passer les premiers décors, la température glaciale de l’hiver nous pénètre dans une tout autre ambiance bercée par la noirceur de la nuit qui s’accompagne d’un brouillard agressif. C’est pile à ce moment que l’histoire prend une tournure plus ou moins lassante et peu crédible. Des forces de l’ordre entraîner à toute circonstance incapable de tenir face à un seul homme, des actions surréalistes et un manque incroyable d’intelligence venant de l’antagoniste. La température extérieure accouplée à une eau glaciale ne semble à aucun moment tuer un ou plusieurs personnages hypodermiques. L’histoire est remplie d’incohérences et de stupidité à en mourir de honte. Les protagonistes restent par contre eux une belle découverte et j’ai pris plaisir à voir un jeu d’acteurs surprenant qui corrige les erreurs de l’antagoniste à plusieurs moments. Le grand méchant au passé plus que déjà vu dans les films pop corn, offre une performance moyenne, mais acceptable sur tout le long du métrage. L’esthétique est le point fort du thriller. Il nous offre une très belle photographie de nuit comme de jour, qui fusionne avec perfection les teintes de couleurs naturelles des décors enneigés de l’Espagne qui s’offre à nous. La région de Castille-La Manche propose plusieurs structures fortes intéressantes qui permettent une belle chasse à l’homme en plein village rural. La musique qui est composée par Zacarias Martinez de la Riva, un compositeur plutôt réputé en Espagne qui propose quelques sonnettes musicales oubliables et sens vie malgré de bonnes intentions artistiques.
En conclusion, Froid Mortel n’invente rien et n’innove rien non plus. Il reste une simple projection effaçable et rejoint la longue liste des longs métrages sans importance. Cependant, il propose quand même un peu de divertissement sur certaines séquences et une très belle photographie qui mérite d’être soulignée. Cinéphiles, ne vous arrêtez pas, il n’y a rien d'intéressant ici.