Parfois, le ciné, c'est quasi scientifique. 
Mathématique, même. 

Je prends un exemple:
   Jim Thomson (auteur du livre)
+ Sam Peckinpah (réalisateur)
+ Steve McQueen (acteur)
+ Quincy Jones (musique)
= forcément un moment de bonheur. 

Et pour étoffer un poil, ajoutons à ce synopsis de film de gangsters dans lequel vous retrouverez pas mal d'éléments relativement classiques deux choses:
- Un intro magnifique, mini leçon de cinema, qui parvient en moins de 8 minutes, à montrer l'étendue de la lassitude du prisonnier Doc McCoy devant la routine destructrice de la prison. 
- surtout surtout, un bad guy magnifique (Al Littieri) qui entraîne avec lui dans sa cavale un couple qui, selon que l'on est monsieur ou madame, s'adaptera avec plus ou moins de bonheur. Et dans le rôle de madame, une blonde (Sally Struthers) sensationnelle... De blondeur. 

Par contre, que les adorateurs de l'oeuvre m'expliquent une chose: pourquoi, une fois Beynon éliminé, notre couple glamour continue-t-il a aller vers l'hôtel McLaughlin, à El Paso ? Ça m'a chagriné pendant toute la fin du film...

Toujours est-il que le polar connaît au cours de ces seventies une forme de renouveau d'âge d'or (et non âge de pierre comme le propose par facilité mon titre) et que regarder un de ses plus beaux avatars est un plaisir complet et continu.

Créée

le 3 août 2012

Modifiée

le 5 août 2012

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guyness

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