La révolte se prolonge, se rallonge même. Comme avec l'adaptation du célèbre sorcier de J. K. Rowling, la conclusion de cette saga redouble. Mêmes langueurs et mêmes longueurs pour ce dernier opus interminable. Ce double volet a perdu de son rythme, l'embrasement n'est pas devenu un incendie. La matière est clairement insuffisante pour tenir une saga de quatre films, elle se termine à bout de souffle comme un brasier en décrépitude. C'est encore plus frappant pour cette ultime partie.
Trop de personnages inaboutis, trop d'effets de manche, de fioritures. Le film n'en finit pas, tout court déjà, mais aussi d'essayer de nous surprendre, en vain évidement. Des revirements de situations improbables, voir incohérents.
Trop de fioritures et d'évidences expliquées. Les effets sont soulignés, looks des personnages, revirements de situation...
Cela a toujours été le cas dans cette saga, même à ses heures les plus inspirées, mais elle appuie bien trop son propos. Musique souvent pataude, rôles grotesques et épilogue imbuvable. Dans cette conclusion, Hunger Games perd de son intérêt et de son originalité. Tous les codes lourdingues du teen-adventure-movie alourdissent cette fin de révolte.
Il reste quelques points positifs à ce quatrième opus :
Le fait qu'elle évite de tomber dans le manichéisme . Les rôles de Jon Snow et Alma Coin ne sont pas sans faire penser à des contextes géo-politiques réels; Syrie, Iran...
L'univers est encore captivant, costumes, décors, et l'aspect des personnages... La plongée dans le conflit transforme plutôt bien le paysage, la déstructuration fait penser à un jeu-vidéo, Freedom Fighters par exemple.
Excepté l'épilogue, la romance ne s'impose pas trop dans le récit et Gail, qui était insupportable et ridicule dans le précédent film, est finalement un peu plus intéressant.
Complètement encrée dans son temps, Hunger Games est une saga à la fois bien nourrit de ses aïeux et assez novatrice dans le genre mais surtout un miroir frénétique de quelques travers de notre société.
L'étincelle de départ à su surprendre par le fond honorable du propos et la forme saisissante de la mise en scène. Cette dernière à pris le pas sur le propos, qui lui est devenu de plus en plus convenu et téléphoné. Le feu n'a pas totalement pris, mais il ne restera pas qu'un tas de cendres, qu'ils n'essaient donc pas de nous ressortir un phœnix.