Les innocents, je n'sais pas.
Dans le contexte de mai 68, trois ados se testent mutuellement dans un grand appartement de Paris. Comme presque à chaque fois avec Bertolucci je reste bouche bée. Entre les références multiples et sublimement riche, les dialogues pointilleux, réfléchis et philosophique et le concept du trio, Bertolluci m'épatera toujours.
Comme dans un dernier tango à Paris ou Un thé au Sahara, une fille et deux garçons, dans une atmosphère souvent malsaine et incomprise. Toujours des gens de qui on ne sait rien, ni d'où ils viennent, ni ce qu'ils font. On pénètre dans leurs vie le temps d'un film, on les suit sans chercher à les comprendre. On ne fait que regarder en superficie, à se laisser bercer par l’univers glauque et finalement, incompréhensible de leurs ébats.
Dans un Paris qui, ici, bat de l'aile avec sa révolution, trois jeunes restent enfermés dans leur appartement luxueux. Révolutionnaires, indignés mais pourtant inconcernés par les ébats de la jeunesse des rues. Trois jours où déconnectés, ils apprennent l'un de l'autres, leur propres limites. La seule fille, souvent représenté comme la figure matriarcale qui s'endort en les dorlotant, ou qui prend les décisions, est malgré tout fragile. Malgrè ses aires de forces et de courages, elle a peur de les perdre. Ils dorment, fument et boivent, ils ne sont encore par moment, que des enfants qui s'amusent. (...)
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