Certainement pas le meilleur film de Terence Fisher mais pas non plus le nanar évoqué par nombre de critiques. La qualité Hammer est au rendez-vous avec une superbe photographie qui met en valeur des décors épatants, dont certains avaient été utilisés dans Le cauchemar de Dracula, le chef-d’œuvre de Fisher, tourné un an plus tôt. Le film est adapté d'une pièce de théâtre et cela s'entend: des dialogues parfois interminables laissent peu de place aux scènes d'horreur graphiques suggérées par le sujet, assez proche de celui de Frankenstein. Le rôle du médecin sans scrupules qui tente de conserver une éternelle jeunesse grâce à des opérations glandulaires est tenu par l'acteur allemand Anton Diffring (le sinistre chef des pompiers dans Fahrenheit 451), très crédible avec ses airs de savant nazi, tandis que Christopher Lee joue pour une fois un chirurgien honnête et sympathique. Mais il faudra attendre les dernières vingt minutes pour que l'action s'emballe un peu et que l'idée de la lutte entre le Bien et le Mal, au cœur de tous les films de Fisher s'incarne de façon plus spectaculaire que théorique au gré d'une mise et d'un sens du cadrage toujours admirable. Mineur, mais pas déplaisant pour autant!